Noël
Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de
Nazareth, appelée Nativité.
Sa célébration à la date du 25 décembre du calendrier julien pour les Églises
orthodoxes et grégorien pour l'église Catholique et protestante, le jour de la
saint Emmanuel, a été fixée tardivement dans l'empire romain d'Occident, vers
le milieu du IVe siècle. La royauté du Christ n'étant pas de ce monde, certains
comme Origène (Milieu du IIIe siècle) refusent de célébrer cette naissance
ainsi qu'on le faisait à l'époque pour un souverain temporel (roi, empereur,
pharaon, reine). Avant de la placer à la date d'une célébration solaire liée au
solstice d'hiver, plusieurs dates furent proposées : 18 novembre, 6 janvier...
Le 25 décembre marquait depuis Aurélien (v.270) l'anniversaire du Sol Invictus
et de la renaissance annuelle de Mithra. Pour des raisons symboliques, et dans
un souci de christianiser les anciennes fêtes païennes, cette date fut
progressivement étendue à tout l'Occident latin. Les Églises orthodoxes, qui
ont conservé suivent le calendrier julien, célèbrent Noël le 25 décembre du
calendrier julien ce qui donne comme date selon le calendrier Grégorien le 6
janvier, mais seule l'Église apostolique arménienne a conservé la date précise
du 6 janvier comme jour de la fête de Noël, constituant avec Pâques une des
grandes fêtes chrétiennes, Noël s'est progressivement chargé de traditions locales,
mélanges d'innovations et de maintien de folklore ancien, au point de présenter
l'aspect d'une fête profane populaire possédant de nombreuses variantes, dans
le temps comme dans l'espace. L'association de la mémoire d'une naissance a
facilité la place centrale prise par la famille dans le sens et le déroulement
de cette fête. L'Église catholique romaine insiste par exemple sur cet aspect
depuis l'instauration en 1893 de la fête de la Sainte Famille, le
dimanche suivant le 25 décembre. Les cadeaux, sous forme d'étrennes, semblent
être une réminiscence des cadeaux effectués lors des fêtes saturnales de
décembre (Strenae). Le don est présent dans de nombreuses traditions, comme
celle de servir un repas au premier pauvre croisé au jour de Noël, ou dans l'exceptionnelle
générosité des aumônes accordées aux mendiants à la sortie de l'office célébré
durant la nuit de Noël. « La période de Noël, qui est très chargée
cérémoniellement, possède une certaine intensité rituelle. Même si nous vivons
fondamentalement dans une société marchande, il y a dans cet échange de cadeaux
quelque chose qui est de l'ordre du don et qui est universel dans son principe:
ils créent, maintiennent et consolident des liens; ils constituent en quelque
sorte une matrice du social.».
La popularité de cette fête a fait que Noël est devenu un patronyme et un
prénom.
Étymologie
En français, on considère classiquement6 que le mot Noël (apparu vers 1112)
est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin
natalis (« Relatif à la naissance »). Le o, remplaçant le a de l'ancien
français nael, vient de la dissimilation des deux a de natalis tandis que le
tréma (1718) note la diérèse.
La Nativité
de Jésus-Christ
L'adoration des bergers lors de la Nativité.
Traditionnellement, la fête de Noël est la solennité de la
nativité de Jésus-Christ, la fête commémorative chrétienne de la naissance de
Jésus de Nazareth qui, d'après les évangiles selon Luc et selon Matthieu serait
né à Bethléem.
Seul l'évangile selon Luc raconte cette naissance. L'évangile selon Matthieu ne
fait que l'évoquer mais trace une généalogie à Jésus, tandis que les évangiles
selon Marc et selon Jean débutent le récit de sa vie par sa rencontre avec Jean
le Baptiste.
Selon Luc
L'évangéliste Luc précise seulement que la naissance a lieu au moment du
recensement imposé par l'empereur.
« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de
toute la terre.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Publius Sulpicius Quirinius était
gouverneur de Syrie.
Joseph aussi monta de la
Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée,
dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de
la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui
était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle
enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une étable,
parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. »
Selon Matthieu
Dans l'évangile selon Matthieu, si le règne d'Hérode est mentionné, l'accent
est mis sur la naissance miraculeuse du Christ :
« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère,
ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit,
avant qu'ils eussent habité ensemble.
Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la
diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit :
Joseph, fils de David, ne craint pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car
l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu
lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages
d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient
de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour
l'adorer. »
Hérode Ier le Grand meurt, selon les sources, en -4 ou -1 et qu'on lui attribue
le Massacre des Innocents ce qui fait de lui le « Candidat » le plus probable à
ce titre. D'autant qu'il est précisé que, lors du retour d'Égypte, Joseph et
Marie ne s'installèrent pas en Judée, où régnait Archélaos, mais en Galilée, à
Nazareth.
Cette présentation, qui assimile Hérode à Pharaon, établit un parallèle entre
Jésus et Moïse.
Un jour aux origines antiques
Aucun texte chrétien ne précise quel jour dans l'année est né Jésus-Christ.
Dans les évangiles, cependant, des indices sont donnés quant à la période où il
serait né, ce qui semble être au mois d'Ethanim (septembre-octobre) et non pas
au mois de décembre17. Noël ne fait pas partie des fêtes suivies par les
premiers chrétiens, et ne figure pas dans les listes publiées par Irénée de
Lyon et Tertullien. Au IVe siècle, siècle , la date du 25 décembre a été
choisie comme date pour la fête de Noël, principalement dans le but de la
substituer aux fêtes païennes qui étaient d'usage à l'époque, comme la fête de
la renaissance du Soleil Invaincu, le solstice d'hiver, ainsi que les
Saturnales romaines qui avaient toutes deux lieu à la période du 25 décembre.
La nuit où Jésus est né, les bergers gardaient les troupeaux “en plein air”.
(Luc 2:8-14.) La saison des pluies commençant en automne au mois
d’octobre-novembre (Mois de Bul). (Deut. 11:14.) Dès les premiers jours du mois
de Bul (Fin d’octobre), les animaux ne passaient plus la nuit dehors. La
présence de bergers dans les champs cette nuit-là s’harmonise donc avec les
autres faits qui situent la naissance de Jésus au début de l’automne vers le
mois d’Éthanim (septembre-octobre).
Année liturgique du rite de Jérusalem
Selon la tradition chrétienne, c'est le pape Libère qui, en 354, aurait
institué la fête de la
Nativité à Rome le 25 décembre, date du Natalis Invicti; il
aurait également codifié les premières célébrations. Beaucoup de dates étaient
proposées pour la naissance du Messie et il est généralement admis que la
popularité des fêtes de Mithra au solstice d'hiver dans l'Empire romain ait
joué un rôle dans le choix de la date.
Avant cette date, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour
que l'adoration des mages (Epiphanie ou « manifestation du Seigneur ») et le
baptême dans le Jourdain : Le 6 janvier. L'Église apostolique arménienne est la
seule Église à perpétuer aujourd'hui cet usage des premiers siècles. Quant aux
Églises orthodoxes, elles fêtent Noël le 25 décembre du calendrier qu'elles
suivent (Calendrier julien ou grégorien) et le baptême du Christ le 6 janvier.
Fondements théologiques dans le catholicisme
Dans une allocution du 16 décembre 2004, Jean-Paul Jaeger, évêque d'Arras
explique le choix d'une date proche du solstice d'hiver :
« Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la
naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte.
Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de
Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique.
Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour
va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors
loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour
qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui
pointe à minuit. »
Cette métaphore du Christ identifié à une lumière nouvelle qui va éclairer le
monde est déjà présente dans l'évangile de Jean (8:12). Elle est reprise
fréquemment dans les homélies du temps de Noël, par exemple celle du pape
Benoît XVI à l'occasion de Noël 2007 :
« Dans l’étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. Le ciel est
venu sur la terre. C’est pourquoi, de là émane une lumière pour tous les temps;
c’est pourquoi, là s’allume la joie. »
Une date imprécise
Anno Domini
L'année de la naissance de Jésus n'est pas connue précisément. Les dates
retenues par les chercheurs peuvent osciller entre -9 et -2. Néanmoins,
l'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7 à 5 avant
notre ère.
Les évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode Ier
le Grand dont le long règne s'achève en -4. Il faut cependant noter le
recensement de la Judée,
également évoqué dans l'évangile selon Luc, qui eut lieu après la déposition
d'Hérode Archélaos en 6 de notre ère, quand Publius Sulpicius Quirinius était
gouverneur de Syrie.
Traditionnellement, on date la naissance de Jésus en l'an 1 av. J.-C. depuis le
haut Moyen Âge. Il est évidemment paradoxal que Jésus de Nazareth puisse être
né « avant Jésus-Christ » : L'origine de l'ère commune est en effet censée être
la naissance du Christ. Mais ce début de l'ère chrétienne, qui ne s'est imposé
progressivement en Europe qu'à partir du Ier millénaire, a été erronément fixé
au VIe siècle d'après les travaux du moine Denys le Petit, et si le calendrier
a été actualisé depuis, son origine n'a pas été modifiée.
La tradition chrétienne de Noël s'inscrivant dans une démarche théologique,
elle fête davantage l'évènement de la naissance du Christ, plutôt qu'elle ne
célèbre une date en particulier ; dans cette optique, l'exactitude et la
correspondance des dates avec la réalité historique sont donc des éléments
accessoires.
La célébration de Noël
Les premiers chrétiens ne fêtaient pas la naissance de Jésus-Christ comme le
font les chrétiens d'aujourd'hui. Il a fallu attendre plus de 3 siècles pour
que Noël devienne une fête religieuse officielle et encore 2 siècles pour que
cette fête soit généralisée.
Le début de l'ère chrétienne
Avant la réforme de Vatican II, les chrétiens célébraient le 1er janvier la
fête de la circoncision du Seigneur. En effet, les parents de Jésus, appliquant
la loi juive, le firent circoncire huit jours après sa naissance28.
Aujourd'hui, si les catholiques célèbrent la fête de Sainte Marie Mère de Dieu,
les orthodoxes commémorent toujours la circoncision. C'est cet événement, plus
important que sa naissance elle-même, qui marque l'entrée de l'enfant-dieu dans
la communauté des hommes et le véritable début de l'ère chrétienne.
En 354, le 25 décembre devint la date où l'on commémore la naissance de
Jésus-Christ. Cette commémoration se répand progressivement en Gaule et en
Orient.
Au Moyen Âge
En 425, l'empereur
d'Orient Théodose II codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël.
Vers 496, Clovis est baptisé le soir de Noël.
En 506, le concile d’Agde fait de Noël une fête d’obligation.
En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.
En 800, Charlemagne est couronné empereur par le pape le jour de Noël.
En 856, le jour de Noël, couronnement d'Edmond le Martyr, roi d'Est-Anglie.
En 1066, Guillaume le Conquérant est couronné roi d'Angleterre à l'abbaye de
Westminster le jour de Noël.
Au Ve siècle sous le pontificat de Grégoire le Grand, la messe de minuit se
célèbre déjà. Au VIIe siècle, l'usage s'établit à Rome de célébrer 3 messes :
la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le
25 décembre. Les 40 jours qui précèdent Noël deviennent les « 40 jours de saint
Martin » en l'honneur de saint Martin de Tours.
La fête de Noël continue progressivement à se répandre en Europe : fin du Ve
siècle en Irlande, au VIIe siècle en Angleterre, au VIIIe siècle en Allemagne,
au IXe siècle dans les pays scandinaves, aux IXe et Xe siècles dans les pays
slaves.
Aux alentours de l'an Mil, l'Église s'appuie sur l'importance du temps de Noël
pour imposer aux seigneurs belliqueux une période de paix forcée, la Trêve de Dieu.
À partir du XIIe siècle, la célébration religieuse est accompagnée de drames
liturgiques, les mystères qui mettent en scène l'adoration des bergers ou la
procession des mages. Ces drames liturgiques se jouent primitivement dans les
églises, puis gagnent les parvis.
A partir de la
Renaissance
Au XVe siècle, les crèches apparaissent dans les églises,
d'abord en Italie puis se répandent dans les foyers au XVIIe siècle.
Dans les pays réformés, les célébrations de Noël, fête jugée trop païenne ou
trop catholique, sont limitées. Interdites en Angleterre à partir de 1647,
elles sont rétablies en 1660 mais restent mal vues de la majorité du clergé
anglais. En Amérique du Nord à Boston, les premiers colons interdisent les
célébrations de Noël. L'interdit sera levé en 1681.
En 1893, l'Église
catholique enrichit le temps de Noël en instaurant la fête de la Sainte Famille le
dimanche qui suit immédiatement Noël.
Trace des calendriers julien et grégorien
Quand Jules César créa le calendrier julien, le solstice d'hiver fut fixé au
25 décembre. Mais la légère erreur du calendrier julien fit progressivement
avancer solstices et équinoxes : au moment du Ier concile de Nicée de 325, le
solstice tombait le 21 décembre, mais la Fête de la Nativité fut maintenue au 25 décembre, neuf mois
après l'Incarnation, le 25 mars. En 354, le 25 décembre devint ainsi la date où
l'on commémorait la naissance de Jésus Christ, le 1er janvier, huit jours après
la Nativité,
la date de la
Circoncision et le 2 février, quarante jours après Noël,
celle de la Purification
de la Vierge Marie
(Chandeleur). En 1582, le calendrier grégorien remit le solstice, qui avait
continué d'avancer jusqu'au 11 décembre, au 21 décembre, pour respecter les
décisions du concile de Nicée et la réalité des saisons.
En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger
le calendrier julien et le remplace par le calendrier grégorien, plus précis :
Il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l'équinoxe de
printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582, mais ne veut pas
corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au concile, mais
contrairement à la fête païenne romaine.
Avant l'ère chrétienne
Bien avant l'apparition du christianisme, l'époque du solstice d'hiver était
déjà une période charnière de l'année, qui regroupait de nombreuses croyances
païennes relatives à la fertilité, maternité, la procréation et à l'astronomie.
Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Ces traditions antiques
ont de nombreux points de similitude avec la fête chrétienne.
Préhistoire
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des
temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers
agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique
de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice
d'hiver. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre
les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres durant lesquelles
le jour durait moins longtemps, mais en même temps, ils savaient que le soleil
allait réchauffer le sol et les plantes. Certains peuples évoquaient aussi des
personnages fabuleux apportant des cadeaux lors de la fête.
Protohistoire et Antiquité
Chez les Celtes, on évoquait le dieu Gargan, un bon géant portant une hotte
remplie de cadeaux et décore déjà un arbre, symbole de vie au moment du
solstice d'hiver. Il inspira le « Gargantua » de François Rabelais.
Les témoins médiévaux signalent qu'à Noël et à l'épiphanie, ainsi qu'en règle
générale à l'époque des quatre-temps, des compagnies nocturnes se déplaçaient :
d'abord celle de la compagnie des bonnes gens suivant une Dame, dame Abonde ou
Perchta ou Holle, Diane ou Herodiade pour les clercs, qui bénit les maisons
ordonnées, et la nourriture exposée, mais aussi plus dangereux la compagnie des
morts de l'année, et aussi la mesnie hellequin de diables et de démons. Ces
différentes compagnies finissent par être mêlées par les témoignages à la renaissance.
Chez les Vikings, un homme habillé d'une grande cape censé représenter Odin le
dieu scandinave de la guerre et souverain des divinités nordiques, visitait les
maisons afin de demander si tout allait bien et d'offrir des friandises aux
enfants sages. En Norvège, au Xe siècle, le roi Håkon Ier de Norvège aurait
décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l'hiver, où le lutin
Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêtée en même temps que le Noël
chrétien.
La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant l'enfant
Horus dans son giron. Elle est ainsi une préfiguration de la Vierge Marie tenant
l'enfant Jésus sur ses genoux.
Selon la légende, Mithra est né dans une grotte d'une vierge un 25 décembre. Ce
jour-là, le culte de Mithra, très développé à Rome aux IIIe et IVe siècles,
célébrait le Natalis Invicti, la naissance du soleil, du soleil invaincu qui,
chaque année, après avoir failli céder à la nuit lors du solstice d'hiver,
reprend ses forces et fait regagner le jour sur la nuit.34
La fête juive de Hanoucca, qui commémore la ré inauguration du Temple de
Jérusalem profané par les Grecs antiques, a été fixée au 25 du neuvième mois
lunaire, nommé Kislev, (calendrier hébreu) au voisinage du solstice d'hiver. Le
premier Livre des Macchabées insiste sur l'importance de cette date et de cette
célébration.
Nicolas de Myre
Saint-Nicolas, également connu sous le nom de Saint-Nicolas de Myre ou de
Saint-Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint
populaire à l'origine du personnage du Père Noël. Il est saint patron des
Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des écoliers, des étudiants, des
enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des
célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs.
Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (en référence au calendrier julien
pour la majeure partie des orthodoxes) est une fête très populaire dans bien
des pays du monde. À la
Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant
toute l'année, ont été sages, reçoivent du pain d'épice (Aujourd'hui de
nombreux parents offrent en plus du pain d'épice des clémentines et parfois du
chocolat voire des cadeaux). Ceux qui n'ont pas été sages se voient offrir un
martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur
pardonner s'ils se repentent.
Biographie
Nicolas se trouva orphelin suite à une épidémie de peste. Évêque de la ville
de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en
Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en
325. Il serait décédé un 6 décembre.
Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie
religieuse : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage
à ses trois jeunes filles et qu'il n'a d'autre moyen de survivre que de les
livrer à la prostitution, Nicolas jette des bourses pleines d'argent dans leurs
bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut
assurer le mariage de ses trois filles.
Il ressuscite aussi trois enfants qui avaient été tués et découpés par un
boucher.
Il sauve également de la tempête les marins d'un bateau portant une cargaison
de blé pour la ville de Myre.
Ses ossements sont conservés dans une église de Myre jusqu'au XIe siècle. Ils
ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connue dans
l'Europe du Moyen Âge. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de
Bari, qui volent et ramènent ces reliques.
Statue de Saint-Nicolas exposé en l'église de Mauvages (Meuse). Les trois
enfants sont représentés dans le saloir
Bien que destinée aux enfants, une des légendes de Saint-Nicolas est plutôt
effrayante. « Ils étaient trois petits enfants qui, s'en allaient glaner aux
champs, » comme dit la chanson, « Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un
boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre
au saloir.
Saint-Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour
l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt.
Le boucher s'enfuit et Saint-Nicolas ressuscita les trois enfants. »
C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon
certaines traditions, le père Fouettard qui accompagne Saint-Nicolas serait en
fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier
l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en
lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.
Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait
s'enfuir le boucher ; Saint-Nicolas l'interpelle et lui dit que Dieu lui
pardonnera, s'il se repent.
La légende des trois enfants est née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail
représentant un miracle du saint. Il s'agirait, selon les historiens, d'une
scène représentant Saint-Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au
sommet d'une tour. Saint-Nicolas est le personnage principal de la scène, et
comme souvent au Moyen Âge, il n'est pas représenté à l'échelle, mais en
beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait
ouvert la voie à une mauvaise interprétation; et les trois chevaliers au sommet
d'une tour sont devenus trois enfants dans un baquet.
Selon certains, le père Fouettard est une invention des Metz lors du siège de
leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en
1552 après la mise en place du protectorat Français. De là leur serait venue
l'idée de se moquer de l'assiégeant, Charles Quint en le représentant sous les
traits du boucher de la légende de Saint-Nicolas.
Lors de sa naissance, Saint-Nicolas se serait tenu tout seul debout, bien droit
sur ses jambes. Il s'agirait, selon la légende, de son tout premier miracle.
Saint-Nicolas, d'après le manuscrit Les Heures de Jean de Vy et Perrette
Baudoche, Metz (vers 1450).
Du fait de l'arrivée en Lorraine, d'une relique du saint, sa dextre bénissante,
en 1090, Saint-Nicolas-de-Port, possède une basilique gothique flamboyante
dédiée au saint qui est le patron de la Lorraine.
Un chevalier lorrain, le seigneur de Varangéville, prisonnier
au cours d'une guerre, aurait prié Saint-Nicolas avant de s'endormir. Le
lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de la basilique...
Chaque année, le samedi le plus proche de la fête de Saint-Nicolas, une grande
procession remplit la basilique en retraçant la vie du saint par des chants et
spectacles. Dans chaque bourgade de Lorraine défile un corso en l'honneur de
Saint-Nicolas. "Saint-Nicolas" visite les maisons et gratifie les
enfants sages de friandises et de cadeaux pour la plus grande joie des petits
et des grands... qui entonnent la
Complainte de Saint Nicolas.
Saint-Nicolas et le Nord
Fêter Saint-Nicolas est aussi une tradition dans le Nord de la France. Les enfants
des écoles reçoivent des oranges et une brioche en forme de Jésus.
Saint-Nicolas et la Belgique
[modifier]
Cette tradition qui a lieu dans le Nord de la France est très proche de celle qui a cours en
Belgique.
Patronage
Saint-Nicolas est le patron (Protecteur) de la Lorraine et des Lorrains,
de la Russie,de
la ville de Houilles, des écoliers, des enfants, des marins, des célibataires
(De même que les filles célibataires de 25 ans "coiffent" sainte
Catherine les 25 novembre, les garçons non mariés qui atteignent la trentaine
fêtent Saint-Nicolas le 6 décembre).
Il est de tradition d'offrir un cadeau de Noël pour la fête de Noël,
généralement aux enfants et à la famille proche.
Cette tradition d'offrir des cadeaux pour Noël ou pour le Nouvel An remonte au
XVIIIe siècle dans le monde chrétien. Cette coutume des cadeaux est largement
reprise en dehors de tout contexte religieux.
Aujourd'hui la réalité commerciale a transformé le cadeau de Noël en fondement
économique majeur du commerce pendant les deux mois qui précèdent Noël.
Crèche de Noël
Dans la religion chrétienne, la crèche est une mise en scène de la Nativité, c'est-à-dire de
la naissance de Jésus de Nazareth. Elle est toujours associée aux fêtes de Noël.
Histoire
Dans l'évangile selon saint Luc, Jésus est né dans une étable. L'endroit où
il est déposé à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit
cripia en latin, d'où est issu le mot « Crèche ». Par extension, la crèche
s'apparente à l'étable toute entière.
La fête de la Nativité
est célébrée depuis les premiers siècles
Depuis le IVe siècle, la fête de Noël est célébrée : En l'église Sainte
Marie de l'Incarnation de Jésus, aujourd'hui Sainte Marie Majeure à Rome, on
sait qu'une célébration de Noël est célébrée pendant la nuit du 25 décembre
depuis le IVe siècle. En effet, la date du 25 décembre a été fixée comme date
de la naissance du divin enfant au IVe siècle. Les débats qui ont amené cette
décision ont permis de développer une pratique religieuse autour de cet
événement divin.
À partir du VIe siècle, les écrits anciens rapportent que la célébration de la
nuit de Noël se déroulait ad praecepe dans cette église de Sainte Marie à Rome;
ce qui signifie littéralement autour de la crèche. C'est donc à cette époque
que l'on peut ramener l'existence d'une première crèche telle que nous les
connaissons aujourd'hui avec la
Vierge Marie, Joseph, l'âne et le bœuf, faite de statues.
Ce n'est probablement qu'à partir du XIIe siècle que l'on célèbre la fête de
l'Épiphanie avec l'adoration des trois Mages : Gaspar, Melchior, et Balthazar.
C'est dans ce deuxième courant de dévotion que se situe Saint François
d'Assise.
C'est François d'Assise qui a créé en 1223 une des premières crèches vivantes
en utilisant des personnages réels, dans son église à Grecchio, en Italie. Les
personnages (l'enfant Jésus couché dans une mangeoire, Joseph, la Vierge Marie, les
mages, les bergers, les paysans) étaient joués par les gens du village. Les
animaux aussi étaient réels. Petit à petit, la coutume s'est répandue.
Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur
apparition dans les églises au XVIe siècle. Ce sont les Jésuites qui les ont
introduites pour la première fois en modèle réduit.
En France, après la période de la
Révolution pendant laquelle cette pratique religieuse s'était
perdue, les Provençaux ont répandu l'usage de la crèche à partir de 1803,
c'est-à-dire juste après le Concordat de 1802. Ils avaient en effet inventé les
santons actuels qui peuplent les crèches, le plus souvent installées dans les
maisons particulières en plus des églises.
Types de crèches
Crèches baroques : Crées au XVIIe siècle lorsque les crèches commencent à
décorer les demeures aristocratiques de style baroque.
Crèches napolitaines : Apparues en Italie entre le XVe et le XVIe siècle, on
peut considérer que ce sont les premières crèches modernes, les personnages
sont des statues colorées richement ornées atteignant parfois la taille
humaine.
Crèches provençales : elles s'inspirent de la vie locale. Les artisans évoquent
des personnages typiques de la région ou du village ou des défunts de la
famille. Elles datent du XVIIIe siècle. Ont été rajoutés aussi à Marseille les
santons (Santoun, petits saints en provençal) qui représentent des petits
métiers connus : le meunier, le rémouleur, la lavandière, etc.
Crèche comtoise : théâtre populaire né à la fin du XVIIIe siècle. Comme la
crèche provençale, elle invite autour de la Sainte Famille des
personnages issus de la société franc-comtoise de l'époque.
Crèche vivante : spectacle joué en public, ou crèche qui contient des
personnages réels.
Crèches-théâtres géantes et animées : ce sont les crèches de Noël qui ont
été présentées à Paris place de l'Hôtel de Ville pendant 17 ans (Jusqu'à 173
000 visiteurs en 31 jours). Paul Chaland a produit ces crèches de Noël avec les
artistes de chaque pays : Venise, Sicile, Andes, Vieux-Paris, Assise (François
d'), du Soleil (Provence), crèche merveilleuse. Les spectacles de ces crèches de
Noël sont signés de grands auteurs : Michel Tournier, Yvan Audouard, Christian
Bobin, Vincenzo Consolo, Gaston Bonheur, Régine Pernoud, les musiques de Guy
Béart, Roberto de Simone, Giovanni Batista Malipierro, les voix de prestigieux
comédiens ont été enregistrées : Claudia Cardinale, Marcello Mastroianni,
Laurent Terzieff. Les spectacles sont automatisés ; l'informatique commande les
lumières, le son, les automates. Ces crèches font 18 mètres de large, 5 mètres de profondeur, 4 mètres de hauteur, ont entre
100 et 220 personnages, et de 15 à 50 automates avec changements de décors à
vue. La plus grande et la plus étonnante collection du monde de crèches de
Noël.
Composition d'une crèche
Dans la tradition napolitaine, le décor était constitué des ruines d'un
temple romain, symbole de la fin de la civilisation antique devant l'essor de
la chrétienté. Plus couramment la crèche prend place dans une grotte ou une
étable.
On place généralement l'enfant Jésus au centre, encadré par Marie et Joseph.
Ils sont accompagnés d'un âne, ayant transporté Marie enceinte et d'un bœuf
qui, selon la tradition, auraient réchauffé le nouveau né de son souffle. Il
est notable que la Vierge
Marie soit très souvent représentée à genoux devant son Fils
et dans ses habits ordinaires alors qu'elle vient d'accoucher, signifiant ainsi
qu'elle n'a pas subi l'épuisement habituellement lié à l'enfantement. On place
également dans la crèche des bergers accompagnés de leurs agneaux, puisque
c'est à eux que la nouvelle de la naissance du Christ aurait été annoncée en
premier. Depuis la création des santons en Provence, la scène peut comprendre
d'autres personnes, y compris des personnages ou des métiers contemporains.
En installant la crèche, certaines personnes y placent au début la mangeoire
vide, et n'ajoutent la figurine représentant le Christ que dans la nuit du 24
au 25.
Il est fréquent de mettre une étoile au sommet d'une crèche. Cette étoile
rappelle celle qui, d'après les écritures, a guidé les Mages vers la crèche.
Les trois Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar, qui symbolisent l'ensemble des
peuples de la terre) sont parés de vêtements bibliques. Ils peuvent être
accompagnés d'animaux exotiques leur servant de monture (Un cheval, un éléphant
et un dromadaire). Certaines personnes ne les placent qu'à partir de
l'Épiphanie ; d'autres les mettent à un autre endroit de la maison et les font
avancer peu à peu vers la crèche.
L'usage de faire figurer un ange parmi les personnages de la crèche est
également répandu.
Père Noël
Le Père Noël est un personnage lié à la fête de Noël. Il fit son apparition
aux États-Unis au XIXe siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement
en France, au début du XXe siècle1. Qu'il soit appelé Father Christmas ou Santa
Claus en anglais, Weihnachtsmann en allemand, ou Père Noël, sa fonction
principale est de distribuer des cadeaux aux enfants dans les maisons pendant
la nuit de Noël qui a lieu chaque année le 25 ou le 24 décembre.
Le Père Noël est l'équivalent français du Santa Claus américain dont le nom est
lui-même déformation du Sinter Klaas (Saint Nicolas) néerlandais. Il est aussi
largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, à la
fête du milieu de l'hiver, la Midtvintersblot, ainsi que du dieu celte Gargan,
(qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait
sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le
Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure
rouge.
Même si le mythe peut varier fortement d'une région à l'autre, notamment à
cause du climat du 25 décembre qui peut aller du plein hiver dans l'hémisphère
nord au plein été dans l'hémisphère sud, on l'imagine généralement comme un
gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de
couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; des lutins l'aident à
préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d'un traîneau volant
tiré par des rennes (ou sur une planche de surf en Australie2).
Il entre dans les maisons par la cheminée (S'il y en a une) et dépose les
cadeaux dans des chaussures disposées autour du sapin de Noël ou devant la
cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la
cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le
sapin. En Islande, il dépose un petit cadeau dans une chaussure que les enfants
laissent sur le bord d'une fenêtre dès le début du mois de décembre.
Au Québec, les cadeaux au pied du sapin sont de mise, en plus des « bas de noël
» disposés sur la cheminée dans lesquels on met les petites surprises.
Le Père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes prénommés
Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder et Blitzen, Saint
Nicolas voyageait sur le dos d'un âne. Pour cette raison dans certaines
régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre
de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.
Histoire
En Europe, les rituels liés à l'approche de l'hiver sont ancestraux. Une
tradition païenne voulait que, pour exorciser la peur de l'obscurité, les
jeunes hommes se griment et allaient de maisons en maisons pour quémander des
offrandes.
Au Moyen Âge, l'Église catholique décide de remplacer les figures païennes par
des saints.
Nicolas de Myre devenu « Saint Nicolas » est le personnage qui a servi alors de
source d'inspiration au Père Noël. Celui-ci vivait au IVe siècle au sud de la Turquie actuelle près
d'Antalya. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du
Concile de Nicée, moment important du christianisme.
Au XIe siècle, sa dépouille sera volée par des marchands italiens, mais ils
laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à Bari en
Italie, la relique produirait des miracles.
Selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants trucidés par un horrible
boucher. Il est alors présenté comme le saint protecteur des tous petits.
C'est pourquoi, en sa mémoire, le 6 décembre de chaque année, principalement
dans les pays d'Europe du Nord et de l'Est, la coutume veut qu'un personnage,
habillé comme on imaginait que saint Nicolas l'était (grande barbe, crosse
d'évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour
offrir des cadeaux aux enfants sages.
C'est au XIIe siècle, que la légende du saint s'enrichit avec le personnage du
père Fouettard qui punit les enfants désobéissants (selon certaines traditions,
celui-ci serait en fait le boucher de légende). Ce personnage disparaît lors du
passage au mythe de Santa Claus.
En France, à partir du XIIe siècle également, le vieux qui présidait ce
cortège, sera appelé « Noël ».
À la Réforme,
les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints,
remplacent saint Nicolas par l'enfant Jésus (le Christkind allemand). C'est au
Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage
semi-laïc, Sinter Klaas. Étrangement, au Canada, les francophones catholiques
utiliseront longtemps le personnage de l'enfant Jésus, alors que Santa Claus se
chargera de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. De même, bien avant
la popularisation du père Noël, les catholiques français attribuaient au Petit
Jésus les cadeaux de la nuit de Noël.
Au XVIIIe siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation
: les figures chrétiennes sont remplacées par d'anciens symboles germaniques.
C'est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël
((de) Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.
Parallèlement, les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter saint
Nicolas. Ce sont en effet les Hollandais qui fondent la Nouvelle-Amsterdam
au XVIIe siècle, qui deviendra New York quand elle sera prise par les Anglais.
Après la guerre d'indépendance, ses habitants se souviennent de leurs racines
hollandaises et Sinter Klaas revient par la littérature et les illustrations.
Il s'agit alors d'un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon.
Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés.
Progressivement, cette « Fête des enfants » est rapprochée de la célébration de
la nativité.
Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème
intitulé A Visit from St Nicholas, dans lequel il présente saint Nicolas comme
un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les
maisons et se déplace sur un traîneau volant tiré par huit rennes nommés
Fougueux (Dasher), Danseur (Dancer), Fringant (Prancer), Rusé (Vixen), Comète
(Comet), Cupidon (Cupid), Tonnerre (Donder) et Éclair (Blitzen). Ce poème a
joué un rôle très important dans l'élaboration du mythe actuel. Publié pour la
première fois dans le journal Sentinel de New York le 23 décembre 1823, il fut
repris les années suivantes par plusieurs quotidiens américains, puis traduit
en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
C'est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint-Nicolas à
celle de Noël se fixe au Royaume-Uni, en lien avec Charles Dickens et ses «
Livres de Noël ».
Gravure de Thomas Nast parue dans le Harper's Illustrated Weekly en 1881.
En 1860, le journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly représente Santa
Claus vêtu d'un costume orné de fourrure blanche et d'une large ceinture de
cuir. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du
journal, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende
de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles :
un petit bonhomme rond, vêtu de fourrure, la pipe au coin de la bouche comme un
Hollandais. C'est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la
résidence du Père Noël au pôle Nord. Cette idée fut reprise l'année suivante
par l'écrivain George P. Webster4.
L'idée selon laquelle le Père Noël aurait été dessiné par la compagnie
Coca-Cola en 1931 est une légende urbaine5. Une étude de la représentation du
Père Noël dans les années précédentes montre en effet que l'aspect qu'on lui
connait aujourd'hui était déjà répandu. Avant Coca-Cola, de nombreuses firmes
avaient déjà utilisé son image dans des publicités, comme Michelin par exemple.
Par contre il semble que Coca-Cola ait largement contribué à la popularisation
de l'image actuelle et surtout la couleur rouge (le père Noël vert, rouge ou
bleu existait bel et bien avant).
Un Père Noël canadien (1875).
Chargé d'apporter des cadeaux. Il est représenté comme un vieil homme pourvu
d'une longue barbe blanche et d'une houppelande rouge. Cette image est
accompagnée de tout un folklore : Traîneau volant tiré par des rennes, lettre
de demande de cadeaux à son intention, son sac rempli de jouets, etc.
Personnage d'invention anglo-saxonne au XIXe siècle, on trouve la première
mention du « Père Noël » en français en 1855.
Une de ses premières représentations date de 1868, dessinée par Thomas Nast
pour Harper's Weekly. À l'origine le personnage est habillé soit en vert soit
en rouge au gré de la fantaisie des illustrateurs.
S'il est inspiré du saint Nicolas chrétien, notamment par ses habits, on peut
aussi l'assimiler à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à
la fête de la mi-hiver, jul, en norvégien, (Ou « Jol » ou « Midtvintersblot »
correspond au solstice d'hiver) et aidait aux travaux de la ferme.
En France, les catholiques, qui depuis longtemps s'échangeaient des petits
cadeaux le soir de Noël en l'honneur de la naissance du Christ, résistèrent
longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en
France par les Américains à la fin de la Seconde Guerre
mondiale mais il était déjà présent depuis quelques dizaines d'années.
Aujourd'hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre, dans des pays
n'ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente
et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la
famille.
La hotte du père Noël peut être un panier ou alors être une sorte de grand sac
marron, dans lequel les cadeaux de tous les enfants doivent être entreposés.
Anecdotes
Le lieu d'habitation du Père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens il
habite à Droeback, à 50 km
au sud d'Oslo. Pour les Suédois, c'est à Gesunda, au nord-ouest de Stockholm,
et pour les Danois au Groenland. Les Américains sont persuadés qu'il habite au
pôle Nord, mais en 1927 les Finlandais ont décrété que le Père Noël ne pouvait
pas y vivre, car il lui fallait nourrir ses rennes : sa résidence fut donc fixée
en Laponie, au Korvatunturi puis, cette région étant un peu isolée, ils l'ont
fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique
également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le
cousin serbo-russe du père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille
Sniégurotchka. Le Canada, pour sa part, prétend humblement qu'il serait
simplement dans le grand-nord canadien, plus particulièrement dans les
Territoires du Nord-Ouest.
Dans le Pacifique, l'île Christmas se revendique également comme une résidence
secondaire du père Noël. La
Turquie, qui a gardé des reliques de saint Nicolas dans la
très touristique région d'Antalya, est aussi de la partie.
Rennes du Père Noël
Rudolphe, le renne au nez rouge
Les Rennes du Père Noël sont apparus pour la première fois en 1821 dans un
poème de William Gilley, imprimeur à New York, qui commençait en ces termes :
«Avec beaucoup de joie, le bon Père Noël dirigeait ses rennes dans la nuit de
Noël»
En 1882, Clement Clarke Moore, un ami de Gilley, les a repris dans un autre
poème, A Visit From St. Nicholas (« Une visite de St Nicolas »), également
connu sous le nom de The night before Christmas (« La nuit avant Noël »), et
leur a donné à chacun un nom. Il y a 4 mâles et 4 femelles (en italique leurs
noms dans la version originale en anglais) :
Tornade (Dasher) - Le plus rapide.
Danseur (Dancer) - La plus gracieuse.
Furie (Prancer) - Le plus puissant.
Fringant (Vixen) - Belle et puissante.
Cométe (Comet) - Il apporte le bonheur aux enfants.
Cupidon (Cupid) - Elle amène l'amour aux enfants.
Tonnerre (Donner) -
Éclair (Blitzen) - Elle apporte la lumière (Elle est souvent considérée comme
un mâle)
Rudolphe
Rudolphe le renne au nez rouge (ou Rodolphe, selon les traductions) apparaît en
1939, dans une histoire de Robert L. May, puis dans une chanson, Rudolph the
red-nosed reindeer écrite par Johnny Marks en 1949. Grâce à son nez rouge
lumineux, il guide le Père Noël et lui permet d'effectuer sa tournée malgré la
neige et le brouillard même si on dit que ce renne était détesté il est devenu
une vedette du pôle nord.
Description de l'espèce
Les rennes, ou caribous, doivent affronter le froid hivernal et les
moustiques estivaux. Le principal prédateur est le loup qui suit de près les
troupeaux. Les ours noirs, bruns et polaires représentent aussi une menace. La
période de rut se situe en octobre et occasionne des luttes entre mâles pour
obtenir un harem de femelles.
Le renne est adapté à des environnements extrêmes, froids, acides et pauvres
(en termes de productivité biologique)
C'est un animal robuste pouvant peser jusqu’à 200 kg pour une taille
moyenne de 1,30 m.
Son pelage peut être brun ou gris, sa queue est courte. Les poils sont vides
comme un tube et l'aident à nager en plus de l'isoler du froid. Mâles et
femelles portent des bois recouverts d'un velours l'été, qu'ils perdent à
l'automne. Les bois prennent alors une teinte rouge et puis brun foncé. Les
vaisseaux sanguins des bois contribuent à cette coloration. Le panache des
mâles tombe au début de l'hiver et celui des femelles plus tard au printemps.
Les sabots sont larges, adaptés à la marche dans la neige ou la boue des sols
qui dégèlent, ainsi qu'à la nage et le pelletage de la neige pour atteindre la
nourriture l'hiver.
Lichen à caribou, Parc national des Grands-Jardins, Québec
Le renne se nourrit d'herbes, de buissons, d'écorces et de lichens, qu'il doit
parfois chercher sous la neige. En fonction des saisons, il doit effectuer de
longues migrations dans la toundra pour survivre, n'hésitant pas à traverser
fleuves et bras de mer.
C'est un animal doué d'une adaptation au fil du temps qui a su survivre aux
différents changements climatiques car le renne a côtoyé le mammouth et le
rhinocéros laineux. Ceci grâce à ses faibles exigences alimentaires, et à ses
multiples adaptations pour pouvoir survivre en fonction du climat. Sa
dépendance vis à vis du lichen n'est pas un problème car cette nourriture est
présente sur Terre depuis très longtemps. Le lichen est une nourriture riche
qui va fermenter dans le rumen de l'animal ce qui va dégager de la chaleur et
réchauffer le renne; ainsi il n'aura pas besoin d'avoir une activité physique
pour se réchauffer, ce qui limite ses dépenses énergétiques.
Le fait de limiter ses dépenses énergétiques lui permet de survivre l'hiver en
grande partie sur les réserves qu'il a accumulé durant l'été. Il s'économise
lors de ses déplacements grâce à des raquettes naturelles, ses sabots, qui sont
très larges, pourvus d'une touffe de poils entre les doigts sur le dessous et
qui s'enfoncent peu. Les femelles en gestation et les jeunes conservent leur
bois durant l'hiver pour avoir plus de facilités pour accéder à la nourriture
car ils ont moins constitués de réserves que les mâles.
La gestation, qui a lieu durant tout l'hiver, va durer entre sept et neuf mois.
Les deux mois sont en fait deux mois durant lesquels les mères peuvent stopper
le développement du fœtus pour des questions de manque de nourriture. Celle-ci
ne permettant pas la survie de la mère plus la croissance du fœtus, le
développement de ce dernier est mis entre parenthèses et la mise bas sera
décalée. Lorsque le petit arrive à maturité, la mère peut retarder de quelques
jours la mise bas afin d'attendre des conditions climatiques idéales, pas trop
chaud et pas trop de pluie, ceci pour augmenter les chances de survie du petit.
Répartition approximative des sous-espèces de caribou en Amérique du Nord. Le
chevauchement est possible pour les aires contiguës. Groenlandicus et pearyi se
côtoient sur certaines îles arctiques.
Amérique du Nord
R. tarandus eogroenlandicus, dans l'est du Groenland. Éteinte vers 1900.
R. tarandus dawsoni, dans l'île Graham, en Colombie britannique, au Canada.
Désormais éteinte.
R. tarandus groenlandicus, dans le Nunavut, le territoire du Nord-Ouest du
Canada et le Groenland occidental.
R. tarandus pearyi, dans les îles du nord du Nunavut et du territoire du
Nord-Ouest du Canada.
R. tarandus granti, en Alaska, au Yukon et dans le territoire du Nord-Ouest du
Canada.
R. tarandus caribou (caribou des forêts ou caribou des bois). On le trouve à
l'origine dans toutes les forêts boréales de l'Amérique du Nord, depuis
l'Alaska et l'état de Washington à l'ouest jusqu'au Labrador et à la Nouvelle-Angleterre
à l'est. L'espèce a disparu de la majeure partie de cette aire de répartition
originelle, mais des groupes importants subsistent au Québec et au Labrador
canadien. Des groupes plus restreints sont protégés ailleurs, comme dans
l'Alberta.
Eurasie
R. tarandus tarandus, dans les toundras arctiques de l'Eurasie, depuis la
péninsule scandinave jusqu'au nord de la Sibérie.
R. tarandus platyrhynchus, dans l'archipel du Spitzberg, au
nord de la Norvège.
C'est la plus petite sous-espèce de Renne.
R. tarandus fennicus, qu'on trouve encore à l'état sauvage dans deux régions,
l'une dans la République
de Carélie russe, et une plus petite dans le centre de la Finlande.
Les caribous
Caribou au Zoo sauvage de Saint-Félicien (Québec, Canada)
Il existe quatre sous-espèces de caribou en Amérique du Nord: le caribou de
Peary (Rangifer tarandus pearyi), le caribou de Grant (Rangifer tarandus
granti), le caribou de la toundra (Rangifer tarandus groenlandicus) et le
caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) à comportement migratoire.
Environ un million de caribous des bois vivent dans deux grandes hardes dans le
Nord du Québec et au Labrador et traversent environ 2 000 kilomètres
chaque année pour se nourrir. Un peu plus d'une centaine de bêtes survivent sur
les hauts plateaux du Parc National de la Gaspésie, constituant la population la plus
méridionale de l'espèce. Leurs passages détériorent la disponibilité
alimentaire rapidement et ils doivent se déplacer constamment. Le caribou des bois
sédentaire vit dans la forêt boréale, de l'Alaska jusqu’à Terre-Neuve.
Au cœur de l'été, près de 400 000 caribous broutent dans les plaines côtières
gorgées d'eau qui borde la mer de Beaufort, tout au nord de l'Amérique. Les
femelles s'y rendent sans les mâles. Elles font ainsi leurs petits loin de la
plupart des loups qui craignent les sols détrempés. Leur cycle est synchronisé
par celui de la toundra.
Sitôt que son petit est né, généralement unique, la mère dévore avidement le
placenta qui l'enveloppait. Elles récupèrent ainsi des éléments nutritifs et
des hormones qui vont déclencher sa lactation. Elle passe les premiers jours en
tête à tête avec le nouveau-né, le léchant et l'allaitant à l'écart du
troupeau. Dans la toundra, une escorte de séducteurs accompagne le retour des
génitrices.
Au début de l'hiver, des montagnes à l'océan glacial, le troupeau fuit chaque
année la faim et les loups par les mêmes sentiers battus.
Bureau de poste du Père Noël à Rovaniemi
Jusqu'au tournant du XXe siècle, le Père Noël n'a que huit rennes (Tornade,
Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre). Le neuvième,
nommé Rudolphe, fut créé en 1939 par le poète Robert L. May dans un conte où le
Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu'il
risque d'être en retard dans sa livraison de cadeaux. Dans cette histoire, il
réussit à les distribuer grâce au nez lumineux de Rudolphe qui l'orientait dans
la tempête.
En 2001 est sorti un film d'animation anglais avec des personnages en pâte à
modeler dont le héros est Robbie le renne qui rêve de devenir un membre de
l'attelage du Père Noël comme son père.
Dans nombre de pays, une lettre envoyée au Père Noël (quelle que soit l'adresse
inscrite : Pôle Nord, Laponie ou autre) sera traitée par le service des postes
qui répond aux jeunes expéditeurs.
En France, ce type de service fut créé par le Ministre des PTT, Jacques Marette
en 1962, au sein du service clientèle du centre de tri de la poste à Libourne
(le seul qui soit autorisé à ouvrir le courrier). Ce courrier est donc ouvert
pour retrouver l'adresse de l'expéditeur et lui envoyer gratuitement une
carte-réponse.
Cependant, la première « Secrétaire du père Noël » qui rédigea ainsi la
première réponse par l'entremise des PTT, fut en réalité la propre sœur du
ministre qui n'était autre que la célèbre pédiatre et psychanalyste Françoise
Dolto.
Cette opération, plébiscitée par les enfants et leurs parents, connaît un
succès grandissant : le courrier reçu par le Père Noël a plus que doublé en 10
ans. En 2007, le Père Noël a reçu plus de 1 600 000 courriers, dont 1 430 000
lettres et 181 200 e-mails (Via le portail Internet du groupe La Poste et le site du Père
Noël de La Poste).
H0H 0H0 est un code postal utilisé par Postes Canada pour acheminer le million
de lettres annuel destinées au Père Noël au Pôle Nord.
Au Québec on désigne parfois le sac du père Noël par le nom « Poche ».
Lettre au Père Noël
La lettre au Père Noël est une tradition consistant pour les jeunes enfants
à écrire une lettre au Père Noël, dans laquelle ils indiquent le cadeau qu'ils
souhaiteraient recevoir ; cette coutume s'effectue quelque temps avant Noël et
permet aux parents de savoir de manière détournée ce que les enfants désirent.
Cette tradition est née en France avec la popularisation du Père Noël dans la
deuxième moitié du XXe siècle. Elle est suivie dans les familles qui font
croire à leurs enfants en l'existence du Père Noël.
Il y a eu une récupération commerciale de cette fameuse lettre via le minitel
et les numéros spéciaux à coût majoré.
Dans les familles où le Père Noël est un personnage important, les lettres au
Père Noël participent au déroulement de la vie familiale autour des fêtes de
Noël.
Canada
C'est la Société
canadienne des postes qui se charge de répondre. Plus de 13 000 employés
bénévoles de la SCP,
aidés par des interprètes, ajoutent une petite note personnelle à la lettre
préimprimée qu'ils envoient, afin de répondre à plus d'un million de lettres
qui sont envoyées annuellement à cette adresse.
En France
Depuis 1962, en décembre, la
Poste française répond aux lettres adressées au Père Noël
(quelle que soit l'adresse inscrite). Ce courrier est ouvert par le service
client courrier de Libourne, seul autorisé à cela, pour retrouver l'adresse de
l'expéditeur et lui envoyer gratuitement une carte-réponse. La première
carte-réponse était illustrée par René Chag et comportait un texte écrit par
Françoise Dolto, psychanalyste et sœur du ministre des PTT de l'époque Jacques
Marette.
Le texte de cette réponse, manuscrite sur la carte, est le suivant : "Mon
enfant chéri, ta gentille lettre m'a fait beaucoup de plaisir. Je t'envoie mon
portrait. Tu vois que le facteur m'a trouvé, il est très malin. J'ai reçu
beaucoup de commandes. Je ne sais pas si je pourrai t'apporter ce que tu m'as
demandé. J'essaierai, mais je suis très vieux et quelquefois je me trompe. Il
faut me pardonner. Sois sage, travaille bien. Je t'embrasse fort. Le Père
Noël".
Cette opération, plébiscitée par les enfants et leurs parents, connaît un
succès grandissant : le courrier reçu par le Père Noël a plus que doublé en 10
ans. En 2007, le Père Noël a reçu plus de 1 600 000 courriers, dont 1 430 000
lettres et 181 200 e-mails (via le portail Internet du groupe La Poste et le site du Père
Noël de La Poste).
Justification des cadeaux
Vision chrétienne
L'échange des cadeaux reproduit la présentation des offrandes des bergers et
des mages à l'enfant Jésus. Selon une lecture plus théologique, ils rappellent
aux chrétiens qu'à Noël, « Dieu s'est donné lui-même à nous ».
Vision sociologique
La sécularisation de la société n'a pas fait baisser l'intérêt pour
l'échange des cadeaux. Pour l'anthropologue Gérald Berthod.
« La période de Noël, qui est très chargée cérémoniellement, possède une
certaine intensité rituelle. Même si nous vivons fondamentalement dans une
société marchande, il y a dans cet échange de cadeaux quelque chose qui est de
l'ordre du don et qui est universel dans son principe: ils créent, maintiennent
et consolident des liens; ils constituent en quelque sorte une matrice du
social. »
Exemples d'emballages
Les cadeaux de Noël sont généralement enveloppés dans du papier cadeau
brillant ou de couleur vive, souvent entouré d'un ruban lui-même coloré. Ils
sont offerts à des moments variables selon les pays, principalement à Noël, au
Nouvel An ou à la Saint-Nicolas.
Les parents font croire aux jeunes enfants que les cadeaux sont apportés par un
personnage extérieur, essentiellement le Père Noël, un personnage fictif
imaginé et popularisé aux États-Unis.
Certaines traditions insistent sur la notion de récompense : Le don de cadeaux
serait ainsi soumis à la condition, pour l'enfant, d'avoir été sage durant
l'année écoulée.
En France
La veille de Noël, les enfants déposent un soulier ou une paire de souliers
au pied du sapin. Dans les familles catholiques, les cadeaux sont apportés par
l'Enfant Jésus. Mais depuis le XXe siècle dans la majorité des foyers, et par
appropriation de la coutume américaine, la légende contée aux enfants veut que
ce soit le Père Noël qui livre les cadeaux ; il passe par la cheminée et laisse
les cadeaux là où sont posés les souliers (En France) des habitants de la
maison pendant leur sommeil. Cette livraison aurait lieu dans la nuit précédant
le jour de Noël après le réveillon de Noël. Il est conseillé d'écrire une
lettre au Père Noël pour lui indiquer ses souhaits avant le jour de Noël.
Cadeau de Noël
L'Adoration des rois mages, extrait des « Très Riches Heures du duc de Berry
», XVe siècle
Il est de tradition d'offrir un cadeau de Noël pour la fête de Noël,
généralement aux enfants et à la famille proche.
Cette tradition d'offrir des cadeaux pour Noël ou pour le Nouvel An remonte au
XVIIIe siècle dans le monde chrétien. Cette coutume des cadeaux est largement
reprise en dehors de tout contexte religieux.
Aujourd'hui la réalité commerciale a transformé le cadeau de Noël en fondement
économique majeur du commerce pendant les deux mois qui précèdent Noël.
Sapin-Arbre de Noël
Appelé aussi arbre de Noël, sapin des fêtes et sapin des réjouissances
l'installation dans les foyers et la décoration d'un sapin de Noël est une
tradition païenne, toléré par l'Église à la fin du XVIIIe siècle, associée aux
cadeaux de Noël.
Le sapin étant devenu un objet de grande consommation pour le mois de décembre,
des plantations uniquement destinées à fournir la demande sont réalisées afin
de limiter les coupes dans les bois. On notera, jusqu'il y a peu, que le sapin
blanc (Abies alba) de Noël était dans environ 70 % des cas un épicéa commun
(Picea abies), arbre moins cher et à croissance plus rapide mais qui garde ses
aiguilles moins longtemps que le sapin de Nordmann (Abies nordmanniana), apparu
plus récemment sur le marché et qui est en constante progression.
Traditionnellement, cet arbre de Noël ne doit pas être érigé avant la veille de
Noël, c'est-à-dire le 24 décembre et doit être enlevé précisément douze nuits
après, pour l'Épiphanie. Dans les faits, les décorations des rues démarrant
nettement plus tôt et il n'est donc pas rare qu'un sapin survive jusqu'à la Chandeleur peu de jours
avant le début du Carême.
On appelle aussi "sapin de Noël" ou "'arbre de Noël" d'une
entreprise ou d'une organisation la fête organisée par un comité d'entreprise
pour les salariés et leur famille, comportant souvent un spectacle pour les
enfants, une remise de cadeaux et un goûter.
L'arbre sacré se retrouve dans la plupart des religions indo-européennes. Le
mythe commun est que le feu du soleil ou des dieux est volé et donné aux hommes
par le biais d'un serpent-éclair. Celui mit feu à l'arbre de la connaissance
donnant ainsi la conscience aux hommes. Il perde alors leur contacte
privilégier avec la
Nature. Donc, des offrandes sont faites sur un arbre qu'on
brûle, redonnant symboliquement le feu aux dieux.1
Dans les peuples baltes et Est sibérien, après une bonne chasse, les meilleurs
morceaux sont offert en offrande sur un arbre que l'on brûle. Alors que dans
certaines des premières tribus germaniques célébraient la tradition de Jul où
l'on sacrifiait des animaux et des esclaves mâles en les accrochant aux
branches des arbres. Plus tard, dans le Nord de l'Europe, la bûche de Jül était
brûlé et les cendres conservé pour protéger la maison de la foudre et pour
bénéficier de sont pouvoir magique de fécondité.2 En Scandinavie, les rois
vikings sacrifiaient neuf mâles de chaque espèce dans des endroits sacrés,
alors que les plus pauvres suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres
petites offrandes dans les branches. Il est probable que le sapin de Noël soit
une continuation de cette tradition. Charlemagne, lui-même, accrochait les
boyaux ainsi que les yeux de ses ennemis vaincus aux sapins présents dans la
région d'Aix-la-Chapelle.
L'Église chrétienne interdit la tradition du sapin de Noël car elle l'associait
au paganisme. De plus, contrairement à la perception païenne du feu porteur de
lumière et de connaissance, la religion judéo-chrétienne l'associe à l'enfer et
à Lucifer. Quand Saint-Boniface converti la population nordique, le culte de
l'arbre fût interdit mais il persista jusqu'à être toléré par l'Église à la fin
du XVIIIème siècle.3 Elle considéra alors que les arbres à feuilles
persistantes représentent le renouveau de la vie. Cependant, les légendes
médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse « floraison » des arbres à
Noël.
En remontant encore le temps, on s'aperçoit que la décoration du sapin vient de
l'adoration du dieu païen du Moyen-Orient Attis, plus connu sous le nom de
Baal, l'époux d'Astarté. L'arbre serait né du sang d'Attis, lorsque se dernier
s'émascula. Cette tradition a rapport à l’ancien esprit de l’arbre. Le sapin
est coupé et décoré avec de l'argent, de l’or et un emblème de la mort et de la
renaissance d'Attis, avec une étoile à six pointes de son sacrifice à son
sommet. Les Grecs adoraient le dieu Adonis, qui était semblable à Attis. Attis
était symbolisé par un sapin que l'on adorait et qui était sacré pour lui. La
raison pour laquelle le sapin était considéré sacré, était parce qu'il était
vert en hiver quand les autres arbres avaient perdu leurs feuilles. Les
emblèmes d'Attis, attachés au sapin, ont été changés aux symboles du soleil au
sommet et, ensuite, aux anges. Les décorations de l'arbre de Noël sont
facilement identifiées comme le soleil, la lune et les étoiles, représentés par
des boules et des guirlandes. Toutefois, il semblerait que les premiers
ancêtres du sapin de Noël étaient en fait des chênes, parce que cet arbre des
un bon conducteur de la foudre. Toutefois, le sapin le remplacera
éventuellement car il est plus abondant. À la fête du solstice d'hiver, les
Grecs décoraient déjà ces chênes. Dans les villes romaines, dans poteaux
étaient couvert de branches pour l'occasion. Sur des mosaïques romaines en
Tunisie, on peut voir le dieu grec Dionysos portant un conifère. Chez les
druides celtiques, ont décoraient aussi les arbres avec des pommes
rouges-dorées symbolisant le feu sacré, la vie et la fécondité.
Comme beaucoup d'autres traditions de Noël, celle du sapin est issue de la
fusion d'idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes. La
coutume trouve ses origines en Allemagne. D'après la légende, saint Boniface de
Mayence essaya d'introduire l'idée de la Trinité chez les tribus païennes en se servant de
conifères et de leur apparence triangulaire. La tradition consistant à
accrocher des décorations (représentant des fruits ou des offrandes) sur les
arbres est très ancienne, mais celle d'y accrocher des bougies est attribuée à
Martin Luther. Le premier sapin de Noël dit moderne, est rapporté en 1521 à
Sélestat en Alsace avec des mentions dans un livre rapportant un gardiennage
d'une forêt de sapin pour les protéger de l'arrachage par les villageois.
Auparavant, les Mystères de Noël, joués sur les parvis des églises pour
raconter la naissance de Jésus, étaient fréquemment accompagnés d'un arbre
décoré, symbole de la vie qui renaît.
Lors de l'angélus dominical du dimanche 19 décembre 2004, le pape Jean-Paul II
a donné l'explication suivante concernant le sapin de Noël :
"On trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une
tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie. En hiver, le sapin
toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C'est
habituellement au pied de l'arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux.
Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle
l'Arbre de la Vie,
image du Christ, don suprême de Dieu à l'humanité.
Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu'elle est un
don, non matériel mais d'elle-même, dans l'amitié et l'affection, dans
l'entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l'écoute de
l'autre".
L'Allemagne, l'Autriche, la
Lorraine et l'Alsace pratiquent assidûment cette tradition
dès le XVIIe siècle. Dans le dernier quart du XVIIe siècle, la princesse
Palatine, belle-soeur de Louis XIV avait vainement tenté d'introduire cet usage
à la cour de Versailles. En 1738, Marie Leszczyńska l'épouse de Louis XV
introduisit un sapin décoré au château de Versailles sans trop de succès mais,
un siècle plus tard, en 1837, un sapin de Noël est installé aux Tuileries à
Paris à l'instigation de la princesse royale Hélène.
Londres succombe en 1841 suite à l'érection d'un sapin de Noël au château de
Windsor par le prince Albert. Les États-Unis attendent 1850 avant de céder à
cette tradition. Il faut toutefois attendre la guerre franco-allemande de 1870
pour que les immigrés de l'Est de la
France généralisent la tradition sur l'ensemble du pays. Avec
cette généralisation, chaque région apporte sa petite touche à la décoration.
Ainsi, par exemple, les petits personnages en coton et les cheveux d'anges
viennent de Lyon.
L'introduction au Québec a été plus précoce qu'en France. Cette tradition fut
introduite dès 1781 par les mercenaires allemands et en particulier le major général
von Riedesel, des troupes de Brunswick, et son épouse. Il planta, à Sorel, le
premier sapin de Noël nord-américain. Cette coutume se répandit au cours de
l'époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de
1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains.
En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière
qu'au cours des années 1930. Du petit sapin de table on passa, vers la fin du
XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode
serait attribuable à l'arrivée des premiers supports en métal sur le marché.
Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux
planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau
rempli de terre.
Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande / Pohutukawa
Dans l'hémisphère Sud, Noël est en plein été et l'arbre de Noël est quelque
peu différent. En Nouvelle-Zélande, par exemple, c'est le Pohutukawa, dont les
fleurs rouges éclosent lors des fêtes de fin d'année.
Accessoires
Le sapin de Noël se caractérise aussi par les décorations qu'il porte.
Celles-ci sont de plusieurs types :
Une étoile au sommet du sapin, rappelant pour les chrétiens l'étoile qui guida
les rois mages ;
Les guirlandes : simples ou lumineuses (Clignotantes ou non);
Les boules de Noël : Brillantes et de différentes couleurs;
D'autres suspensions de formes diverses ayant un rapport avec Noël, notamment
des angelots, des Pères Noël, des miniatures d'objets en bois, des serpentins
multicolore et même des bougies allumées en Allemagne (Interdites en France, à
cause des risques d'incendie) ;
De la neige artificielle;
Des « Cheveux d'anges » : De longs fils blancs très fins;
Des « Glaçons » : De fines bandelettes d'aluminium simulant la neige ou la
glace présentes sur l'arbre l'hiver ;
Des systèmes de « Diffusions parfumées » : Tel que les bibelots parfumés a
fixer aux branches ou des diffuseurs de parfum pour les sapins artificiels;
Les cadeaux de Noël : ceux-ci ne sont pas des accessoires à proprement parler,
mais on les place au pied du sapin la veille de Noël à cause de leur aspect
décoratif (Papier cadeau);
Support métallique de Vienne
Le support du pied de sapin, qui peut être :
Un grand pot rempli de sable, de terre, de pierres ou de galets, deux planches
clouées en croix avec un trou à l'intersection pour glisser le tronc de
l'arbre, une demi-bûche dont le côté plan est posé au sol, avec un trou sur le
dessus pour coincer le tronc, un pied de métal ou de plastique.
La crèche de Noël, souvent associée, n'est pas un accessoire du sapin, elle est
simplement concomitante. Autant le sapin a une double origine païenne et
chrétienne, autant la crèche n'a qu'une signification religieuse.
Economie
Canada
Au Canada, où la production du sapin de Noël est concentrée, quelques 300
entreprises spécialisées dans la production cultivent annuellement plus de 110
km² d'arbres de Noël. La récolte atteint deux millions d'arbres. Cette
production génère des revenus évalués à 30 millions de dollars, selon le
ministère de l'Agriculture du Québec (date ?). Mais depuis quelques années, la
production d'ornements dérivés du sapin de Noël prend de plus en plus
d'ampleur. Selon Statistique Canada, le Canada en exporte pour 47,7 millions de
dollars (date ?).
Danemark
Le Danemark est le plus important exportateur au monde de sapins de Noël. Les
4000 exploitants forestiers danois exportent 10 millions d'arbres, qui sont à
95% de l'espèce Nordmann. Ce commerce rapporte annuellement près de 150 millions
d’euros (date ?).
La coupe commence le 15 novembre et dure quatre semaines dans d'énormes
plantations. Chaque bûcheron coupe jusqu'à mille sapins de Noël par jour ; il
est payé trente centimes d'euro par arbre coupé. Il faut entre six et huit ans
pour qu'un nordmann soit à la taille d'un sapin de Noël. Il existe 3 catégories
: la première avec des branches bien réparties et une belle flèche en haut du
sapin (33 % de la production), la deuxième catégorie plus moyenne et la
troisième catégorie de qualité médiocre.
France
En France, on prévoyait en 2004 la vente de cinq millions de sapins[réf.
nécessaire]. En 2006, seuls 18% des foyers français ont acheté un vrai sapin de
Noël (soient 400 000 de moins en 4 selon un sondage de l'institut TNS Sofres)5.
Selon le journal le Monde en 2007, "Les jeunes ménages préfèrent désormais
innover en décorant lampadaires, plantes vertes et autres objets quotidiens. Et
seules les familles citadines aisées voient encore dans le sapin végétal une
jolie façon de perpétuer les traditions."6.
La moitié des sapins vendus en France viennent de Bourgogne. On distingue deux
espèces :
l'épicéa, à l'odeur agréable mais qui perd ses aiguilles en deux semaines.
le sapin de Nordmann, à l'odeur agréable aussi mais moins prononcée que celle
de l'épicéa, les aiguilles tiennent près de deux mois. Il est plus cher,car sa
croissance est plus longue avant d'être commercialisable, mais plus demandé, si
bien qu'on craint en 2007 une pénurie7.
Pour 2004, on prévoyait qu'il y aura deux fois plus de sapins de Nordmann
vendus que d'épicéas.
Le prix moyen d'un sapin était de 20,9 euros en moyenne en 2006, en hausse de
9,5 %.
Les sapins de Noël peuvent être vendus coupés ou en pot. De plus en plus de
gens choisissent un sapin de Noël en pot pour le replanter dans leur jardin à
la fin des festivités. Cela nécessite quelques précautions : en particulier, il
faut éviter de le garder trop longtemps à l'intérieur, et il est préférable
qu'un tel sapin ait été cultivé en pot et non pas simplement conditionné en pot
au moment de sa commercialisation. Le sapin replanté peut lui-même servir de
sapin de Noël d'extérieur : la généralisation de guirlandes électriques « tous
temps » permet aux particuliers de décorer un arbre de leur jardin, souvent
visible de la rue, ainsi que la façade de leur maison.
De plus en plus les habitants des grandes zones urbaines s'équipent d'un sapin
artificiel en plastique, souvent pliable, qui présente l'avantage d'être
réutilisable plusieurs années. Certains de ces sapins sont vendus « Enneigés »
(Les feuilles sont en plastique blanc ou elles sont recouvertes d'une poudre
blanche) ou même décorés (boules et guirlandes pré-accrochées) voire parfumés.
L'image de marque d'un sapin en plastique est moins bonne que celle d'un sapin
naturel, mais c'est souvent le moyen le plus économique (à long terme), le
moins salissant et le plus pratique (pas d'élimination du sapin à prévoir) pour
qui habite en ville. De plus, la variété des tailles permet de choisir un sapin
correspondant à la place disponible dans l'habitation.
Recyclage
Après les fêtes, se pose la question du recyclage des sapins de Noël.
Déposés en masse sur les trottoirs, ils endommagent des bennes de ramassage et
le coût de traitement est prohibitif. La solution est de les rapporter dans les
déchèteries où ils pourront être transformés en compost. À Paris, ils peuvent
être rapportés dans les squares et jardins publics.
Arbres artificiels
Les arbres artificiels sont très populaires aux États-Unis d'Amérique, où
malgré leur manque de réalisme (Â la vue et à l'odeur), on les considère plus
pratiques et (S'ils sont réutilisés plusieurs années de suite) moins chers que
de vrais arbres. Certains conservent l'arbre entier, encore décoré, dans de
grands sacs prêts à l'emploi pour l'année suivante. Aux États-Unis, environ 70
% des arbres sont artificiels. Dans la plupart des pays d'Europe, les arbres en
plastique sont encore considérés comme étant de très mauvais goût, même si les
guirlandes électriques ont remplacé les bougies dans la plupart des foyers et
il existe de des systèmes de diffusions parfumés tentant de recréer l'odeur du
sapin naturel.
Les arbres artificiels ont l'avantage de présenter moins de risques d'incendie
et peuvent s'avérer indispensables pour ceux qui présentent des allergies aux
conifères. Ils sont néanmoins appréciés par les parents de jeunes enfants car
ils demandent moins de surveillance, l'enfant ne pouvant se piquer ni avaler
une aiguille.
De plus, le mode de production intensif des sapins naturels destinés à une utilisation
festive est assez critiqué : Bien que ne contribuant pas à la déforestation,
puisqu'ils sont essentiellement cultivés dans des plantations spécialement
aménagées, la réduction de la diversité biologique liée à la monoculture dans
ces zones en perturbe l'écosystème. Pour avoir une belle couronne (Branches du
bas) il faut que la plantation soit bien propre, l'utilisation de certain
désherbants peut être préjudiciable, certains produits sont d'ailleurs
supprimés de la vente, en revanche la transformation de CO2 et oxygène confère
aux sapins naturels des vertus écologiques.
Sens dérivés
Un sens particulier est donné à l’arbre de Noël. En effet dans le monde du
pétrole, lorsqu’on fait un forage et qu'on trouve du pétrole, on associe cette
découverte à un évènement heureux, comparable à la fête de Noël. Aussi, une
fois le puits foré et que le pétrole coule, on doit fermer le puits avec un
certain nombre de vannes dans l'attente de son exploitation. C'est cette énorme
pièce métallique pourvue de vannes que les pétroliers appellent « Arbre de Noël
», parce qu'elle représente, en quelque sorte, la récompense d'un forage
réussi.
Par analogie avec les guirlandes multicolores qui l'ornent, l'on appelle aussi
sapin de Noël le portique supportant les multiples feux de différentes couleurs
qui annoncent l'imminence du départ d'une course automobile sur circuit.
Réveillon de Noël
Le réveillon de Noël est constitué par la soirée du 24 décembre qui précède
Noël. Il est l'occasion d'organiser un repas festif au sein des familles, car
Noël restant un instant magique pour les enfants, le réveillon doit y
contribuer.
Ce repas est souvent constitué d'une dinde de Noël et terminé par une bûche de
Noël en France. Il peut aussi s'agir d'une oie ou de foie gras. Il est souvent
précédé d'un plat de fruits de mer (Huîtres, etc…). Il existe aussi une
tradition dite des Treize desserts, en souvenir de Jésus et de ses douze
apôtres, qui vient de Provence.
C'est aussi le moment de préparer les chaussettes ou les chaussures à mettre près
de la cheminée ou sous le sapin de Noël pour permettre au Père Noël de livrer
les cadeaux de Noël.
Enfin pour les catholiques, le réveillon de Noël est suivi ou coupé par la
messe de minuit qui reste encore très populaire dans l'esprit collectif, même
si elle est plus souvent dite en début de soirée qu'à minuit. Au retour de la
messe ou à minuit, il est de tradition qu'un enfant ajoute le personnage de
l'Enfant Jésus dans la crèche pour signifier qu'il est né.
À minuit, il est courant de se souhaiter un joyeux Noël. Dans certaines
familles, c'est le moment d'ouvrir les cadeaux. D'autres familles attendront le
lendemain matin.
Lutin
Le lutin ou nuton est une créature légendaire de petite taille, issu du
folklore français (lutin) et du folklore wallon (Nuton). Il apparaît dès le
Moyen Âge dans la littérature, et devient à l'époque moderne un personnage de
la fantastique. Ces êtres ont une petite taille, et sont communément espiègles
et facétieux, bienfaisants ou malfaisants.
Dans la langue française, lutin est également un terme générique pour désigner
toutes les créatures «Féeriques» de petite taille.
Étymologie
Le terme lutin et ses nombreux dérivés français est d'origine inconnue. Si
quelques auteurs envisagent une étymologie liée à la nuit1 ou au dieu romain
Neptune 2, elles semblent toute deux conjecturales. Le Littré de 1863 signalait
également que «Frisch le tire de l'allemand Laut, son, bruit ; Grimm, du latin
luctus, deuil ; mais le lutin n'est pas un démon de deuil.»
Selon le Littré, luiton et nuiton, issus du vieux français, seraient les plus
anciennes formes connues, employées jusqu'au XVIIe siècle4. On retrouve
notamment en wallon : « Lûton, nûton, nuton » qui amène au terme moderne nuton.
Quelques références :
Au XIIe siècle : « Ne grant serpenz volanz, hisdous, Noituns ne monstres
perillous etc... », Benoît de Sainte-Maure, Roman de Troie.
« C'est un luiton ou diable deguisé etc... », dans Pantagruel de Rabelais
(1532.
« Ce n'est qu'aux lutins de luicter les morts » Montesquieu (1734).
« Ces misanthropes et lutons...», Étienne Pasquier, Lettres.
Exemple de description
D'allure gracile, ces représentants du Petit Peuple
n'hésitent pas à rendre service aux humains ; ce sont les lutins dits
domestiques. D'après la tradition, certaines chaumières avaient leur propre
lutin. Celui-ci aidait les servantes et surveillait la cuisson, il consolait
les enfants tristes et prenait soin des animaux. Mais il ne fallait pas manquer
de respect à son égard, au risque de le perdre à jamais ou bien qu'il jouât les
plus vilains tours.
D'autres lutins vivent au sein de la nature : lutins des forêts, des collines,
des champs, des lacs, des souterrains, des pays gelés. Plus farouches, ils ont
un aspect et un goût vestimentaire qui rappellent l'endroit où ils vivent. Par
exemple, les lutins des forêts ont parfois la barbe verte comme la mousse, une
peau d'écorce, des colliers de petits fruits. Une jeune feuille de rhubarbe
sauvage leur sert de chapeau...
D'autres noms servent à désigner les lutins : Lupins, lubins, luprons, luitons,
ludions, letiens, nutons. Les femmes lutins sont généralement appelées lutines
et lupronnes.
Par extension, ils sont aussi désignés comme employés du Père Noël, se
rapprochant ainsi de la version moderne du nisse scandinave.
Les lutins sont principalement représentés avec le chapeau pointu des légendes
de tout âge. Leurs vêtements sont souvent cousus avec de la mousse de forêt,
mais les peaux de bêtes ne sont pas à exclure. Certains dessinateurs les
illustrent avec des collants rayés.
Lutins célèbres [modifier]
Trilby, dans le livre Trilby de Charles Nodier.
Puck, dans le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.
Le pôle Nord géographique terrestre, ou simplement pôle Nord, est le point
le plus septentrional de la planète Terre. Il est défini comme le point
d’intersection de l'axe de rotation de la Terre avec la surface terrestre dans l'hémisphère
Nord, où tous les méridiens et les fuseaux horaires se rencontrent. Il n'est
pas un point fixe à la surface de la
Terre, sa période d'oscillation est de quatorze mois et il
varie de quelques mètres lors des plus fortes oscillations. Le pôle Nord
géographique diffère du pôle Nord magnétique, le point central du champ
magnétique terrestre vers où les boussoles pointent.
Le pôle Nord se situe au milieu de l'océan Arctique profond de 4 261 mètres1 et
couvert en permanence par la banquise, contrairement au pôle Sud positionné sur
la masse continentale Antarctique. Hormis certains bancs de gravier non
permanents, la terre émergée la plus proche est l'île Kaffeklubben, située à 707 kilomètres du
pôle2.
La première exploration du pôle Nord, bien que contestée, est attribuée à
l'Américain Frederick Cook qui aurait atteint le pôle le 21 avril 1908, mais il
aurait maquillé son trajet réel3. Le Congrès des États-Unis a plutôt attribué
la première exploration à l'Américain Robert Peary qui prétend avoir atteint le
pôle Nord le 6 avril 1909, mais les historiens contestent ce fait depuis la
découverte d'une copie du journal de Peary, qui se serait trompé dans ses
estimations4. La première exploration confirmée du pôle Nord revient donc au
Norvégien Roald Amundsen et à l'Italien Umberto Nobile, qui le survole à bord
d'un ballon dirigeable le 12 mai 1926.
La température du pôle Nord peut varier entre -43 °C et 0 °C, ce qui favorise la
permanence de la glace de mer dont l'épaisseur varie entre deux et quatre
mètres. La banquise est cependant menacée et l'océan Arctique pourrait être
libre de glace dès l'été 2014, dû en partie au réchauffement climatique et à la
diminution de l'effet albédo5. Cette situation nouvelle rendra plus facile
l'accès aux ressources du sous-sol Arctique et une dispute territoriale est
enclenchée entre les cinq pays limitrophes de l'Arctique : le Canada, la Russie, la Norvège, le Danemark et
les États-Unis. Bien que le pôle Nord soit hors des zones économiques
exclusives de ces pays, la découverte récente de la dorsale de Lomonossov
relance le débat de la souveraineté territoriale de l'Arctique.
Chant de Noël
Les chants de Noël (appelés simplement noëls, avec une minuscule) sont des
chants (chrétiens ou profanes) traditionnellement interprétés pendant les fêtes
de fin d’année.
Tradition
D’après le Nouveau Testament, les premiers chants de Noël furent chantés par
les anges au-dessus de la crèche pour fêter la naissance de l’enfant Jésus.
Historiquement, les premiers chants de Noël étaient des chants joyeux évoquant la Nativité, parfois même
des chants rythmés ou des danses.
Le plus ancien chant de Noël français ayant subsisté jusqu’à aujourd'hui est le
cantique Entre le bœuf et l’âne gris; il remonte au début du XVIe siècle.
Dans les pays anglo-saxons, on chante des Christmas carols, en Wallonie des
heyes, en Espagne des villancicos, en Russie des koliadki aux portes de
maisons, en Roumanie des colinde, en Pologne des kolęda, en Bulgarie des
koleda, en Italie des canti Natalizi ou des pastorali, en Allemagne des
Weihnachtslieder.
En Angleterre, il est de tradition que des groupes de chanteurs aillent de
maison en maison chanter des noëls, où ils sont récompensés par un peu
d'argent, quelques cakes ou une boisson appropriée. L’argent collecté est
normalement reversé à une œuvre de bienfaisance.
Dans les pays où elle est implantée, l’Armée du salut organise des collectes
publiques sur les trottoirs à Noël, au son d'ensembles de cuivres (brass bands)
jouant des noëls.
Principaux chants de Noël en français
Chants chrétiens (cantiques)
Entre le bœuf et l’âne gris
Douce nuit (Stille Nacht, heilige Nacht)
Il est né le divin enfant
La marche des rois
Les anges dans nos campagnes
Minuit chrétien
Noël nouvelet
Venez divin Messie
Peuple fidèle (Adeste fideles) - Musique et paroles
Dans une étable obscure
C’est le jour de la Noël
Bergers l’enfant sommeille
Noël de la paix (Ô divin enfançon)
Quelle est cette odeur agréable ?
Chants profanes
Parmi ces chants, on peut distinguer les chants d'inspiration chrétienne
évoquant la naissance de Jésus-Christ, et les chants sans référence à la Nativité.
Chants évoquant la Nativité
Bambins et gamines ou Venez les enfants (Ihr Kinderlein
kommet)
D’où viens-tu bergère ?
Noël des voisins.
Trois anges sont venus ce soir.
Un flambeau, Jeannette, Isabelle.
La Provence et le comté de Nice ont fournis quelques-uns de ces noëls :
La Cambo
mi fa
mau (La Jambe
me fait mal).
Guihaume, Tòni, Pèire (Guillaume, Antoine, Pierre), air attribué à Nicolas
Saboly dont Frédéric Mistral s’est directement inspiré pour composer l’hymne
provençal La Coupo SantoLa Coupe
sainte). Paroles, accès au fichier Midi et partition.
Nouvé dòu pastre (Noël du berger) composé par Louis Genari. Paroles, accès au
fichier Midi et partition.
L’Ouferta de Calèna (L’offrande de Noël), composition Georges Delrieu. Paroles,
accès au fichier Midi et partition.
Pastre dei mountagno (Berger des montagnes).
Chants traditionnels profanes
Au royaume du bonhomme hiver
Bonhomme Hiver
Le petit renne au nez rouge (Rudolph the red-nosed reindeer)
Mon beau sapin (O Tannenbaum)
Noël blanc (White Christmas)
Petit Papa Noël
Promenade en traîneau
Petit Garçon (Old Toy Boy)
Vive le vent (Jingle Bells)
J’ai vu Maman embrasser le Père Noël (I saw Mommy kissing Santa Claus)
Chansons contemporaines
L’instant X, Mylène Farmer
Noël à Paris, Charles Aznavour
Noël ensemble, Ensemble contre le sida
La fille du Père Noël, Jacques Dutronc
Mon plus beau Noël, Johnny Hallyday
Le Père Noël et la petite fille, Georges Brassens
Joyeux Noël et Noël à la maison, Jean-Louis Murat
Petit Papa Noël, Renaud
Bons Baisers De Fort De France, La Compagnie Créole
Noël que du bonheur, Ilona
So this is Christmas, John Lennon
Thank God it's Christmas, Queen
(
Souhaits
Les différentes façons de souhaiter un joyeux Noël :
En France
Alsacien : Fréliche winorde
Basque : Eguberri On
Breton : Nedeleg laouen
Catalan : Bon Nadal
Corse : Bon Natale
Créole : Jwaïeu Nouel (Guadeloupe), jénwèl (Martinique), zwayé Noèl (Île de la Réunion)
Franc-comtois : Bon Nâ, Noué
Niçois : Bouòni Calèna
Normand : Bouon Noué
Poitevin : Boune Nàu
Provençal : Bon Nouvé, Nadau ou encore Calèndo (En hommage aux Calendes de
janvier romaines, qui désignaient le Jour de l'an)
Les symboles de Noël
L'ambiance Nöel
La coutume d'allumer une bûche dans l'âtre, la veille de Noël, existait à travers toute l'Europe. Ce geste cérémoniel, dérivé des diverses célébrations païennes associées au solstice d'hiver, subsiste dans les campagnes. Allumé dans la pièce à vivre, il apporte chaleur et lumière à la veillée. L'ambiance type de Noël c'est la neige qui recouvre la campagne et les toits des maisons, des bonhommes de neige dans les cours d'écoles, l'intérieur des maisons décorés de sapins parés, de bougies scintillantes, c'est un bon feu dans la cheminée, des cadeaux aux emballages multicolores sous le sapin, des friandises sur la table, une oie rotie dans le four qui diffuse dans toute la maison un fumet parfumé d'épices et des enfants exités qui courent dans tous les sens. L'ambiance du réveillon de Noël est spéciale et différente de la nuit du Jour de l'An. C'est une fête de famille, la célébration des liens entre les générations réunies. Cette veillée est sacrée, que nous soyons croyants ou non. Pour un soir nous oublions les rancunes, les jalousies, les disputes. Cette nuit est une nuit de paix.
Saint Nicolas
Le Père Nöel
Les bougies
L'éclairage compte beaucoup dans l'atmosphère de Noël. Les bougies participent en bonne place à la fête de Noël.
Calendrier - couronne de l'Avent
Quatre semaines avant Noël
Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent. Avent, du latin adventus qui signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ. Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique.
La grisaille et les journées courtes s'installent "En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent, l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement" (Cathéchisme de l'Eglise catholique).
Novembre s'installe dans les villes et les campagnes avec sa grisaille, des journées courtes, la nuit qui envahit les maisons, la pluie, le froid, le vent.
Déjà aux époques paiennes, des réjouissances étaient organisées à cette époque. Elles manifestaient la volonté des hommes de conjurer la peur de rentrer dans une maison morte plongée dans la nuit et l'arrivée effrayante des longues nuits.
Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année. La lumière non seulement chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal. Au gré des fêtes, l'attente de Noël se transforme en célébration de la lumière et de la fécondité. Les jours sombres se remplissent de lumières. Préparer Noël c'est transformer les tristes journées de novembre en instants féeriques plein d'espoir.
C'est conjurer les mauvais sorts apportés par l'imagination transie par le froid et la nuit. C'est conjurer la mort.
Le soleil se couche, vive le soleil et célébrons le.
Dès l'Avent la maison toute entière se pare dans l'attente du grand jour :
- couronne de l'Avent sur la table,
- couronne sur la porte d'entrée,
- guirlandes autour des portes,
- lumière chaude des bougies.
La fête de la Saint André fixe à quelques jours près, l'entrée dans l'Avent. Le dimanche le plus proche de cette fête est le premier dimanche de l'Avent.
Nos ancêtres au nord de l'Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaitre pour toujours, habillaient leur logis au coeur de l'hiver de couronnes composées de feuillages verts.
En Allemagne, on connaît la couronne de l'Avent seulement depuis la Première Guerre Mondiale.
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Les couronnes rondes de l'Avent évoquent le soleil et annoncent son retour.
Plus récemment, un pasteur allemand décida d'allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui précédent Noël. La roue fût remplacée par du sapin et les bougies réduites à 4. Elle marquent les 4 dimanche qui précédent Noël.
Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d'épines posée sur la tête du Christ avant sa mise en croix.
Les 4 dimanche symbolisent aussi les 4 saisons et les 4 points cardinaux.
Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée. Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.
Sur les couronnes d'inspiration suédoise, les bougies ont blanches, couleur de fête et de pureté.
En Autriche on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence.
Le calendrier de l'Avent pour patienter
Cette tradition germanique est née de l'imagination d'un père de famille voulant canaliser l'impatience de ses enfants.
Il découpa des images pieuses qu'il leur remit chaque matin.
Un peu plus tard, les images pieuses se sont envolées pour laisser place à des biscuits. Le calendrier est ainsi né.
Certaines fêtes donnent également le signal de l'entrée de l'hiver, comme Halloween le 31 octobre, les allemands suivent de près avec la Saint Martin le 11 novembre.
La plus importante pour les habitants du nord et de l'est de l'Europe reste la Saint Nicolas le 6 décembre.
Epiphanie
Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition". Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages.
Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ. Dès le Ve siècle, l'Eglise donna une importance considérable à cet événement. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait. Pendant des siècles les chrétiens d'Orient célébrèrent la Nativité le jour de l'Epiphanie.
Les Arméniens du Caucase le font encore aujourd'hui. Au Ier siècle il fut déjà décidé de donner primauté à la naissance du Christ plutot qu'à l'Epiphanie.
Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique. Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d'où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d'Egypte. Longtemps, le 6 janvier (Epiphanie) fût plus important que le jour de Noël. Encore actuellement, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l'Epiphanie et non à Noel. Les Rois Mages sont bien plus importants dans le coeur des enfants espagnols que le Père Noel et le 6 janvier est l'occasion d'une grande fêtes et de défilés dans les rues espagnoles.
Les cadeaux de Noël
La tradition du don remonte à des temps anciens. La fête des Saturnales chez les Romains donnait déjà l'occasion d'échanger des cadeaux.
Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël ou des étrennes au jour de l'An commença à se répandre. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à Jésus. Au temps du règne de César, les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et même les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres. Avant Jésus Christ, chaque foyer offrait des sacrifices aux dieux pour la fête du solstice d'hiver, afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu'ils veillent sur la fertilité des champs.
Les fêtes avant Noël, donnaient l'occasion aux enfants de parcourir les villages pour recevoir des menus présents : Fruits, sucreries, pièces...
De porte en porte ils allaient en chantant. Leur faire un don, c'était s'assurer une année prospère. Nos ancêtres recevaient des oranges qui pour l'époque était un bien précieux. Avec le temps, les oranges se sont transformées en friandises, puis en jouets, d'abord petits puis gros puis sophistiqués.
A quel endroit le Père Noël va t'il déposer les cadeaux ?
Dans un bas de Noël ? sous le sapin ?
En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l'illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l'écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.
Au Québec, tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l'enfant Jésus d'abord, et le père noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au delà de cette période. Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d'y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu'on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied. Une des légendes de Saint Nicolas raconte qu'il lanca un jour 3 bourses d'or aux filles pauvres et sans dot d'un marchand et qu'elles trouvèrent l'une des bourses le lendemain dans les bas qu'elles avaient mis à sécher.
La crèche
Origine du mot "crèche"
Dans l'évangile de Luc, l'endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit "cripia" en latin, d'où est issu le mot "crèche". Par extension, la crèche s'apparente à l'étable toute entière. Il semble que la naissance de Jésus ait eu lieu dans une grotte aménagée en étable, comme il en existait beaucoup en Palestine à cette époque.Dès le IIIe siècle, les chrétiens vénèrent une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu témoin de la Nativité.
Au Moyen Age, les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Les débordements qui les entouraient étaient incontrolables. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens. Au lieu d'interdire formellement ces pratiques païennes, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc. Ces pièces étaient jouées au cours de la célébration lithurgiques pour la rendre plus présente aux yeux des fidèles et attiser la foi.
Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle. Conscient du pouvoir de ces compositions, les Jésuites réalisent des crèches d'église, notamment à Prague en 1562, qui figurent parmi les plus anciennes connues. Progressivement les crèches entrent dans le maisons. Elles sont d'abord constituées de petites figurines de verre filé de Nevers, de porcelaine, de cire, de mie de pain ou de bois sculpté.
En France, l'interdiction, faite pendant la Révolution de présenter en public des scènes religieuses, favorise le développement des crèches domestiques et le commerce des petits personnages parmi lesquels des bergères aux joues roses en costume du XVIIIe siècle.
Puis au fur et à mesure, les crèches s'inspirent de la vie locale. Dans un style naïf, les artisans évoquent des personnages typiques de la région ou du village ou des défunts de la famille. A partir du XIXe siècle, la crèche provencale devient la plus populaire. Elle finit par repésenter tous les métiers de l'époque en costume local des années 1820 à 1850. Ces petits santons rappelle la simplicité orginelle de la grotte de Bethléem.Le nom des santons vient du provençal "santoun" qui signifie "petit saint". Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis. Depuis le début du XIXe siècle, les santonniers se transmettent de père en fils leur art populaire dans le respect des traditions. La tradition des crèches s'est développée dans le monde entier : crèche africaine en bois, asiatiques avec un petit Jésus aux yeux bridés, certaines sont même en argent en Roumanie. En Amérique Latine, on compte autant de crèche que de village. Elles sont en bois, en terre cuite, en pâte à sel ou même en sucre.
Les crèches baroques
Au XVIIe siècle, les crèches quittent les églises pour décorer les fastueuses demeures aristocratiques de style baroque. Dans ce domaine les crèches produites à Naples restent un modèle du genre. Elles sont riches, élégantes et sont très demandées dans toute l'Europe au XVIIIe jusqu'au milieu du XIXe siècle.
Les crèches napolitaines
Le raffinement atteint son apogée avec les crèches napolitaines dans lesquels tous les personnages sont richement ornés. C'est en Italie, entre le XVe et le XVIe siècle, qu'apparaissent les premières crèches au sens moderne du terme. Leurs personnages sont des statues colorées, parfois même atteignant la taille humaine. C'est la ville de Naples qui se distingue par ses crèches : à plusieurs niveaux avec une grande diversité de personnages. Les personnages sont faits d'étoupe armé de fil de fer puis revêtus de riches étoffes. Les visages sont en terre cuite peintes, les yeux en verre.
Où, quand, comment installer sa crèche ?
Il est d'usage d'installer sa crèche le 1er dimanche de l'Avent, ou pour la Saint Nicolas ou pour le dernier dimanche avant Noël. Il faut lui trouver une place de choix dans la maison, puis aménager un décor qui la mette en valeur. Adossée au mur, quelques bûches de bois, de grosses pommes de pin, de la mousse, de la paille, des cailloux blancs ramassés à la plage, composent un décor naturel. De la terre de bruyère, une ardoise peuvent composer le toit de la crèche. On peut aussi réaliser un petit mas provençal ou une grotte en papier rocher avec au sommet un ange et une étoile. Chacun à sa méthode pour rendre la crèche plus vivante et mettre en place des rituels pour apporter les personnages.
La crèche restera dans nos maisons jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.
Entre temps, les Rois mages sont arrivés le 6 janvier, jour de l'Epiphanie.
Les marchés de Noël
"Ca commencait avec les sapins. En allant à l'école, un matin, nous découvrions, dressés au coin des rues, ces cachets verts qui semblaient fermer la ville comme un grand paquet de Noël, à des centaines de coins et d'angles. Mais un beau jour elle finissait pas éclater et des jouets, des noix, de la paille et des décorations d'arbres de Noëls jaillissaient de ses entrailles : c'était le marché de Noël."
Walter Benjamin
Les marchés de Noël se tiennent dans les dernières semaines de l'Avent.
On y trouve tout ce qui peut contribuer à faire de Noël une superbe fête : décorations, victuailles pour le réveillon, cadeaux, sucreries, bougies, fleurs séchées, couronnes, calendriers.
En Espagne, en Italie et dans le sud de la France, sur les marchés de Noel on y achète les santons et les accessoires pour constituer la crèche. Les derniers jours on y achète son sapin de Noël. Les marchés de Noël ont pris la suite des foires de la Saint Martin fêtée le 11 novembre. Autrefois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foires de l'année. On y faisait commerce de cochonailles, d'oies et de canards gras. C'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon. On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles. Fêter la Saint Martin signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras. Ceci s'explique par le fait qu'après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.
Le sapin
Le houx
Le houx doit ses lettres de noblesse aux services rendus à la Sainte Famille. Afin d'échapper à la colère d'Hérode, prêt à faire massacrer tous les enfants mâles de moins de deux ans, pour être sûr d'en éliminer un seul, Jésus. Marie, Joseph et leur enfant furent contraints de fuir en Egypte. Des miracles ont jalonné leur chemin. Sous une escorte de lions, de loups et de léopards, la famille pu avancer sans danger. Pour les nourrir et les désaltérer le palmier se baissa leur offrant ses fruits, de ses racines jaillit une source. Lorsque les soldats d'Hérode s'approchèrent dangeureusement, le houx, à son tour, a étendu ses branches pour cacher, mère, père et enfant. En reconnaissance Marie le bénit en disant que le houx resterait toujours vert, un symbole d'immortalité.
Une légende raconte que la croix était en bois de houx, parce que parmi tous les arbres, seul le houx se laissa sacrifier. Les piquants le long des feuilles symbolisant la Passion et la couronne de houx de l'Avent et ses 4 bougies qu'on allume une à une les 4 dimanche de décembre, en préparation de l'avénement du Christ, nous rappellent les liens entre Noël et Pâques. Pour que l'année à venir soit profitable, il faut faire rentrer du houx à la maison à Noël.
En Angleterre on croyait que le houx pouvait influer sur la bonne entente du ménage. En fait, il faut deux sortes de houx : avec piquants et sans. Le houx à piquants symbolise le mari, le houx à bords lisses, la femme. Afin que les rapports entres les conjoints soient équilibrés, les gerbes de houx contenants les deux sortes de feuilles doivent entrer dans la maison ensemble. Autrement l'un des deux, mari ou femme, dominera la maison.
La bûche
La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial. La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n'était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais : cet usage existait surtout dans les pays du Nord. C'était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log, le feu d'Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce (Evidemment, Lucie vient du latin lux, lucis, lumière) dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier, rappelle encore la lumière.Il est tout naturel qu'on mette en honneur, au vingt-cinq décembre, au cœur de l'hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. A la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l'Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l'huile. Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner. " Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ". Le tréfeu, le tréfouet que Ton retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine" en Bourgogne, en Berry, etc., c'est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition; durer pendant les trois jours de fêtes. De là, du reste, 9on nom : tréfeu, en latin très foci, trois feux. Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gite pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit. Qu'on se représente les immenses cheminées d'autrefois : sous leur manteau pouvait s'abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand'mère contait des histoires qu'elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d'étincelles, en disant : "Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons". La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France.
Voici, d'après M. J. Cornandet (bibliothécaire de la ville de Chaumont), le cérémonial que Ton suivait dans la plupart des familles : "Dès que la dernière heure du jour s'était fondue dans l'ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d'éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l'église, en l'honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l'on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village". C'était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l'âtre ranimé. Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l'endroit du logis où, l'année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement cas tisons; l'aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle. Cette bûche était toujours la plus grosse qu'on pût trouver; c'était la plus grosse partie du tronc de l'arbre, ou même la souche, on appelait cela la Coque (Le gâteau allongé en forme de bûche que l'on donne aux enfants le jour de Noël porte encore dans certains pays le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneù) de Noël ; on y mettait le feu et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fit des présents; et tandis qu'ils priaient l'Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. A onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d'aller à la messe, on s'y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas. Un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : "La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s'est comparé lui-même au bois vert". Dès lors, continue notre auteur, l'iniquité étant appelée dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Eternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l'Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle. J. J. (Semaine religieuse du diocèse de Langres, 23 décembre 1905).
Les desserts de Noël
Noël provencal
"Ce jour là, sur la table, trois chandelles brillaient, et si parfois la mèche tournait devers quelqu'un, c'était de mauvaise augure. A chaque bout dans une assiette, verdoyait du blé en herbe qu'on avait mis à germer dans l'eau le jour de la sainte Barbe. Sur la triple nappe blanche, tout à tour apparaissaient les plats sacramentels : Les escargots (...) la morue frite et le muge aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d'un tas de friandises réservées pour ce jour là."
Frédéric Mistral
Les 13 desserts provencaux
Ils sont au nombre de 13 comme les convives de la Cène.
- raisins secs
- figues sèches
- amandes et noix
- prunes de Brignoles
- poires d'hiver et pommes
- cédrats confits
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel)
- cachat piquant (fromage blanc)
- fougasses
- bugnes frites
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin
- pompe à huile pour saucer le vin cuit
Les Rois Mages
Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem. Ils y trouvèrent l'enfant Jésus, qui appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ". Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens. L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël.
Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique.
Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d'où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d'Egypte.
Longtemps, le 6 janvier (Epiphanie) fût plus important que le jour de Noël.
La symbolique des cadeaux en portait témoignage :
L'or de Melchior célébrait la royauté, l'encens de Balthazar la divinité et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant.
Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin. Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.
Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.
Qu'est ce que la myrrhe ?
La myrrhe est une résine odorante fournie par un arbre d'Arabie, le balsamier.
Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin.
Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.
Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.
Origine de la fève et de la galette
La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C'est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d'une fève. Si la tradition est d'origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi ... et choisira sa reine.
En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple "d'occasion" en mettant dans la galette une fève et un petit pois. Dans de nombreux pays ou région du sud, la galette est remplacée par une couronne en brioche.
La part du pauvre
La première part est toujours la "part du pauvre", la "part de Dieu et de la Vierge" et elle était désignée par le plus jeune enfant de la famille. Il y avait aussi la part des absents - le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n'était pas rentrés. La part était rangée dans la huche jusqu'à leur retour, une façon tendre de dire "on a pensé à vous". S'il se gardait longtemps, sans s'émietter et sans moisir, c'était un bon présage.
Les chants de Noel
D'après l'Evangile, les premiers chants de Noël furent ceux des anges. Très tôt le monde s'est mis à chanter pour célébrer Noël. Les cantiques emplissaient les églises pour clamer la Bonne Nouvelle. Dans les villages, les châteaux, les chaumières, la habitants, qu'ils soient riches ou pauvres chantaient pour chasser les peurs des nuits d'hiver.
A l'origine, les chants de Noël étaient rythmés par des rondes joyeuses évoquant la Nativité, mais aussi la nature et la vie quotidienne. Aujourd'hui encore le chant reste le plus bel instrument pour transmettre l'esprit de Noël. Les chants de Noël, s'appellent "des Noël". Les premiers chants de Noël sont des chants liturgiques ou des cantiques composés en latin. Repris par la foule au fil des siècles, ils s'émaillent de mots de patois. Le bouche à oreille transforment les paroles de génération en génération. Les auteurs sont souvent anonymes. Les premiers dont on garde la trace remontent au XVIe siècle. Aujourd'hui encore on chante "Entre le boeuf et l'âne gris" sans savoir qu'il s'agit d'un chant composé dans la première moitié du XVIe siècle. La plus belle époque des cantiques de Noël, qui voient l'apparition des Pastorales, est le XVIIIe et le XIXe siècle.
Les célèbres chants "Il est né le divin enfant" et "Les anges dans nos campagnes" datent de cette époque. Bach a composé de nombreuses cantates pour le temps de Noël.
Tous ces chants quelle que soit leur origine ont le pouvoir d'inviter au recueillement et à la joie. A travers eux un peu de mystère et d'espérance se dévoile. En Angleterre on chante depuis le Moyen Age des Christmas Carols. le mot Carol désigne une danse médiévale : La ronde. Religieux ou profanes, ils sont chantés et dansés lors des processions. "Les Anges dans le ciel", est un chant lyrique anonyme, composé au XIXe siècle. IL serait apparu en 1874 dans une Bible de Noël en Lorraine. IL est attribué à Wilfrid Moreau de Poitiers. Les uns disent que c'est un Noël languedocien, les autres un Noël macaroniques, c'est à dire à la fois en latin et en langue populaire.
Les Cantiques
Douce nuit
Venez divin Messie
Entre le boeuf et l'âne gris
Il est né le divin enfant
Les anges dans nos campagnes
Peuple fidèle
Les chants traditionnels
Mon beau sapin
Vive le vent
Petit papa Noël
"Douce nuit" ou Stille Nacht fut composé en décembre 1818 quelques heures avant la messe de minuit. Les paroles sont de Josef Mohr, prêtre de l'église Saint Nicolas d'Obendorf près de Salzbourg.
La légende raconte que l'orgue était tombé en panne cette année là, des souris avaient mangé le soufflet. En toute hâte on fit appel à l'instituteur et organiste d'un village voisin, Franz Gruber, qui inventa un air et le joua à la guitare. Au Noël suivant le cantique fut interprété en chorale et de là il se répandit à l'etranger.
Nos voisins que chantent-ils ?
En Espagne on chante les Villancicos, en Russie les Koliadki aux portes de maisons, en Roumanie des Kolinde, en Pologne et en Bulgarie des Koleda, en Italie des Canti Natalizi, en Allemagne des Weihnachtslieder. Certains chants dépassent les frontières comme Stille Nacht, Jingle Bells ou Petit Papa Noël. Le célèbre Noël allemand "O Tannenbaum" (Mon beau sapin) réalisé en 1824 est du au professeur Anschütz de Leipzig. Il serait calqué sur l'air d'une chanson populaire allemande du XVIe siècle.
La couronne de bienvenue
Le pas de la porte est l'âme de notre maison. En cette période de Noël, il sera le reflet de ce que nous avons créé comme ambiance à l'intérieur. Les couronnes d'entrée donnent le signal de la fête. On peut les accrocher dès le premier dimanche de l'Avent et il n'y a pas de date pour les remiser. Les américains les conservent tout l'hiver, mais il est d'usage de les exposer jusqu'à la chandeleur. La couronne est là pour dire aux voisins, à la famille, aux amis, "soyez la bienvenue chez nous". La couronne de bienvenue, d'origine anglo-saxonne, est ronde pour dire au monde que le soleil est accroché à notre porte. Elles sont vertes parce qu'elles sont composées de feuillage persistant, signe de vie. Elle peut être composée de paille tressée, piquée de fleurs séchées, de branchages et de baies rouges, ou piquée de petits bouquets de lavande. En fait, la couronne est personnalisée selon le goût des habitants de la maison et la région.
La neige
La messe de Minuit
En fait, on célébrait trois messes cette nuit là : La première, à minuit, rendait hommage à la génération éternelle de Jésus,
la seconde soulignait son incarnation, la troisième "sa naissance dans le cœur des hommes". Selon les pays et les traditions les messes de Noël n'ont pas la même place dans l'ordonnancement de la fête, en début de soirée, tard dans la nuit, le 25 au matin. L'essentiel est de s'y rendre en famille. Ce jour là les églises sont pleines, elles vibrent de chants magnifiques, embaument d'encens et resplendissent de la lumière des cierges. En Provence et en Italie, la messe de minuit commence par une procession des bergers jusqu'à l'Autel accompagnant un agneau enrubanné, portée dans une charette décorée et illuminée, tirée par un bélier. Cette cérémonie du pastrage rappelle le geste des bergers de la crèche qui allaient présenter à l'enfant Jésus leur plus jeunes agneaux. Dans beaucoup de régions de France le soir de Noël, on reprend l'histoire de la naissance de Jesus en chantant, en mimant les Evangiles et en mettant en scène des crèches vivantes. Malheur à ceux qui se déplacent et de ce fait n'assistent pas à la messe.
On raconte que plusieurs familles se sont égarées dans la nuit noire du 24 décembre et pourtant le cocher expérimenté connaissait bien la route. Le carrosse ainsi que tous les passagers ont été engloutis dans les marécages. Par la suite leurs fantômes rodaient chaque veille de Noël. Pour ceux qui assistent à la messe, il vaut mieux rester assis, car si on sort de l'église au moment de la consécration, on voit les morts faire procession dans le village. En effet des choses très étranges arrivent pendant que sonne minuit : à ce moment les animaux parlent le langage des hommes, les abeilles s'agitent dans leur ruche, les arbres fruitiers se couvrent de fleurs, qui disparaissent aussitôt au 12e coup de minuit.
Les dictons
De nombreux dictons lient le temps de Noël et celui de Pâques, exprimant un système de vase communiquant météorologique.
Le plus célèbre ...
Noël au balcon,
Pâques au tison.
A Noël les moucherons
A Pâques les glaçons.
Neige en novembre,
Noël en décembre.
Blanc Noël, certes Pâques.
Vert Noël, blanches Pâques.
Noël grelottant,
Pâques éclatant.
Noël gelé,
Moissons grainées.
A Noël froid dur,
Annonce les épis les plus sûrs.
Givre à Noël,
cent écus dans votre escarcelle.
Noël neigeux,
Eté merveilleux.
Neige en novembre,
Noël en décembre.
Selon une ancienne croyance, le jour de la semaine auquel tombe Noël exerce une influence sur le cours des événements.
Noël vint un lundi,
Et tout se perdit.
Quand Noël tombe un mardi,
Pain et vin de toute parts.
Noël le jeudi, c'est la famine
Mais s'il tombe un vendredi,
Le blé roule sour la cendre.
Si le jour de Noël se trouve être un dimanche,
Les ennuis de l'hiver viendront en avalanche.
Superstitions
De nombreuses superstitions sont liées au temps de Noël. Elles expriment la peur du noir, qui engendre des événements terribles. En même temps, comme pour se rassurer, on accorde à Noël, des pouvoirs de chance. Les enfants sont bordés dans leur lit depuis des heures, même les plus curieux, ceux qui voulaient voir le Père Noël pour de vrai, se sont assoupis. Et c'est tant mieux car dehors rôdent des esprits bien étranges. Des croyances venant des fêtes païennes nous révèlent que la nuit de Noël est la nuit de tous les dangers comme de toutes les chances.
Le Père Noël n'a qu'à bien se tenir car il n'est pas le seul à circuler dans le ciel, la nuit du 24 décembre. Ce soir là, sorcières et démons surgissent du néant.
Les fantômes, par contre, redoutent cette date et préfèrent disparaître, mais par précaution, on laisse les portes ouvertes à minuit pour permettre aux mauvais esprits de s'en aller.
Malheur à ceux qui se déplacent et de ce fait n'assistent pas à la messe.
On raconte que plusieurs familles se sont égarées dans la nuit noire du 24 décembre et pourtant le cocher expérimenté connaissait bien la route. Le carrosse ainsi que tous les passagers ont été engloutis dans les marécages. Par la suite leurs fantômes rodaient chaque veille de Noël.
Pour ceux qui assistent à la messe, il vaut mieux rester assis, car si on sort de l'église au moment de la consécration, on voit les morts faire procession dans le village.
En effet des choses très étranges arrivent pendant que sonne minuit : à ce moment les animaux parlent le langage des hommes, les abeilles s'agitent dans leur ruche, les arbres fruitiers se couvrent de fleurs, qui disparaissent aussitôt au 12e coup de minuit.
Trouvez un noisetier, il y pousse un rameau d'or. Si on parvient à le couper entres les 12 coups de minuit, la richesse est assurée à tout jamais. Mais il faut faire attention, car si on a pas le temps de scier la branche, on rejoint les morts.
Durant cette période spéciale entres toutes, l'or est partout. Dans les cimetières par exemple. Si on creuse à minuit un trou, on trouvera une fortune en or.
Les menhirs de Carnac en Bretagne se mettent à tourner 3 fois sur eux-mêmes avant d'aller se baigner dans l'océan. Un malin bien renseigné sur les trésors enfouis sous ces pierres attend que l'une de celles-ci se déplace pour descendre dans le trou. Etourdi par le scintillement des pièces d'or, s'il s'attarde trop, le menhir rafraîchi reprend sa place, écrasant l'homme et son trésor.
Un enfant né le jour de Noël est voué à un avenir prometteur. Il sera sauvé de la noyade et de la pendaison. Il jouira toute sa vie de la chance et du bonheur.
Le repas et les recettes de Noël
Préparer la table de Noël façon provencale
Nappe blanche pour le soir, 3 nappes superposées de taille différentes, pour symboliser la Trinité.
Nappe rouge pour le matin
Le lendemain, il faut garder une des nappes blanches, la recouvrir d'une nappe rouge retenue par 4 noeuds
Nappe brodée pour le déjeuner de Noël
On conserve la plus grande nappe blanche qu'on recouvre d'une surnappe brodée de motifs au fil doré.
En Hongrie des petits fagots de paille sont placés à côté de chaque convive.
Pour finir la décoration de la table, on peut confectionner un centre de table avec des branchages, des fruits, des fleurs.On disposera des bougies et sa plus belle vaisselle
Chocolat
Les cartes
La tradition d'échanger des voeux entres voisins lors de la période de Noël est très ancienne. Afin de pouvoir généraliser cette pratique et l'étendre à des amis et des parents éloignés, il faut attendre le développement des systèmes postaux. Même au milieu du XIXe siècle, les anglais n'ont plus le temps d'écrire toutes les lettres de voeux à Noël.
Sir Henry Cole, fort occupé, fait imprimer en 1843, les premières cartes gravées de Noël : il n'a plus qu'à ajouter son nom et celui de son destinataire. Une trentaine d'années plus tard, la lithographie en couleur à bas prix et un tarif postal spécial, lance cette mode. Aujourd'hui les cyber cartes ont pris le relais et permettent d'envoyer rapidement et sans délai postaux, des cartes originales et multimédia.
Les couleurs de Noël
Les couleurs traditionnelles de Noël sont bien sûr le rouge couleur de chaleur et de lumière et le vert, couleur des feuillages, de l'espérance, mariés à l'or du soleil.
Quelle que soit la couleur choisie pour décorer la maison et la table de Noël, il est important de choisir un thème pour sa décoration. Ce soir là on privilégie les belles matières : Le cristal, les brocarts, les organdis, le tulle, la soie, le taffetas mais vous pouvez opter également pour des tissus rustiques et des matières naturelles : Lin, toile blanche, épis de blé.
Dans les autres pays d'Europe
Anglais : Merry Christmas
Allemand : Fröhliche Weihnachten
Cornique : Nedelek lowen
Espagnol : Feliz Navidad
Espéranto : Ĝojan Kristnaskon
Finnois : Hyvää Joulua
Grec : Καλα Ξριστουγεννα (Kala Hristougenna)
Hongrois : Boldog karàcsonyt
Italien : Buon Natale
Luxembourgeois : Schéi Chrëstdeeg
Monégasque : Festusu Natale
Portugais : Feliz Natal
Islandais : Gledileg Jol
Norvégien : Gledelig Jul
Danois : Glædelig Jul
Suédois : God Jul
Néerlandais : Vrolijk Kerstfeest
Roumain : Crăciun Fericit
Gaélique : Nollaig Shona Dhuit
Bulgare : Tchestito Rojdestvo Hristovo
Serbe : Христос се роди / Hristos se rodi
Slovaque : Veselé Vianoce
Slovène : Srecen Bozie
Tchèque : Veselé vánoce (Mais sur les cartes de vœux, on utilise une formule de
politesse française sans doute en usage en France au XVIIIe siècle « Pour
féliciter »)
Polonais : Wesołych Świąt
Russe : С Рождеством (S rojd yèsst vom)
Réunion de Pères Noël
Une Réunion de Pères-Noël (En Anglais : SantaCon pour Santa-Claus
Convention) est un rassemblement important de personnes sommairement habillées
en Père Noël, déambulant dans les rues et les bars. Ils recherchent la
spontanéïté, la créativité et l'improvisation pour se donner du bon temps. Fort
pratiquées dans les pays anglo-saxons, et connues sous les termes de Santarchy,
Santa Rampages (Mot-valises de Santa - le père noël - et anarchie et Santa
frasques respectivement) ou encore the Red Menace (La menace rouge), les
réunions de Pères Noël n'ont d'autres ambitions que d'être des manifestations
paillardes et inoffensives, incluant notamment le chant de cantiques de Noël
douteux et le don de cadeaux. Certains participants considèrent la SantaCon comme étant un
revival postmoderne des Saturnales, d'autres comme une première manifestation
des flashs mobs.
En 1994, la
Cacophony Society monta la première SantaCon à San Francisco.
Influencée par le mouvement surréaliste, le discordianisme, et d'autres
mouvements d'art subversifs, les cacophonistes décidèrent de fêter l'époque de la Yule de manière non
commerciale, en mélangeant un théâtre urbain anarchiste, et ébriété sur la voie
publique. Dans les années qui suivirent, le mouvement essaima en diverses
variantes selon les pays.
Sainte anarchie dans le monde
Des sociétés de cacophonies ont organisé des Réunions de Pères-Noël à Los
Angeles, Portland, New York, Seattle, Washington, Austin, Vancouver, Londres,
Tokyo, et la Station
McMurdo en Antarctique. En 2003, le concept avait été exporté
dans plus de 30 villes de quatre pays. En 2004, environ 500 personnes
participèrent à la SantaCon
de New York, et, en 2005, des Pères Noël participèrent en nombre suffisant à
Washington pour entourer le Washington Monument.
Les SantaCons sont désormais organisées longtemps à l'avance, par de nombreux
groupes et avec une certaine imagination dans les manifestations. Certains se
contentent d'une sortie en bar, d'autres de sorties bruyantes en ville à la période
de Noël, avec force chansons paillardes, don de cadeaux et récolte de fonds
pour actions de charité.
« Sant'anarchie » et lois
De nombreux participants à la Sant'anarchie adhèrent à un certain nombre de
règles, dont ne pas offusquer les enfants, la police ou le Père Noël. Malgré
ceci, des troubles survinrent le 18 décembre 2000 à Auckland, Nouvelle-Zélande,
avec des actes criminels dont une émeute, des vols dans des magasins, des
lancés de bouteilles en direction de voitures, et des attaques de garde de
sécurité. Deux participants furent légèrement blessés, et trois arrêtés. Alex
Dyer, porte-parole pour le groupe, expliqua que la Sant'anarchie
d'Auckland faisait partie d'un mouvement mondial de protestation contre la
commercialisation de Noël.
Un détail des événements est disponible sur le site de la manifestation
santarchy.com 2. Le groupe de Nouvelle Zélande affirma que les média avaient
largement exagéré l'incident, et que de nombreux participants furent choqués
par le traitement qui en avait été rendu. La plupart des participants suivent
les règles de bonne conduite énoncées plus haut et ne contreviennent pas aux
lois. Contrairement aux déclarations d'Alex Dyer, la plupart des groupes de
Pères Noël ne protestent contre rien en particulier, ayant pour seule ambition
de s'amuser et de s'occuper pendant les vacances de Noël.
Un autre incident intervint le même mois, le 5 décembre, quand une horde de
Pères Noël circula à vélo à Tulsa, Oklahoma, pendant l'heure de pointe. Leur
progression fut suivie par les services de police et d'information sur le
trafic. Le journal Indy Gazetteer de Tulsa indiqua plus tard que l'un des Pères
Noël fut appréhendé pour violation des ordonnances de la ville.3 Malgré ces
évènements, la plupart des SantaCon restent dans le bon esprit de Noël. Selon
l'agence Reuters, l'une d'entre elle paya les tickets de parking des personnes
venues faire leurs courses de Noël. Les Pères Noël laissèrent sur le pare-brise
des personnes ayant laissé un ticket de parking en vue le montant à régler,
avec un petit mot : « Ne laissez pas ces tickets gâcher votre Noël, voici 30 livres pour payer
votre parking. Joyeux Noël - le Père Noël de Tickets de Parking. »
Dans la culture populaire
Les Saintes frasques sont évoquées dans le livre de Chuck Palahniuk
Fugitives and Refugees: A Walk in Portland, Oregon et dans sa nouvelle My Life
as a Dog (Figurant dans le livre Stranger Than Fiction: True Stories).
L'artiste de parodie Bob Rivers évoqua la sainte anarchie dans une de ses
chansons, There's Another Santa Claus, une parodie de Here Comes Santa Claus. Les paroles de la chanson
comprennent notamment :
« That Christmas cheer / Smells a lot like beer / On Santa Claus' account
tonight » et « Just saw Santa Claus / Just saw Santa Claus / Just gave a Santa Claus
change / Drove downtown and a bell-ringing Santa Claus / Hit me up again! »